L'EULIMÈNE CYCLOPHYLLE , EULIMENES CYCLOPAYLLA
Péron, Méd., p.22, et Ann. Mus.,t. XIV, p. 334, esp. 17; Hist., pl. 6, fig. 7. — Lesueur, pl. 6, fig. 6 et 7. — Phorcynia cyclophylla, Lamarck, t. IE, p. 495 : Ph. superne convexo-retusa; margine integro; limbo subtus radiato. — De Blainville, Atlas, pl. 31, fig. 3. — G-. Cuv., Règ. an., pl. 43, fig. 2. (Copiée de Péron.)
Ombrelle subhémisphérique, légérement étranglé à son pourtour extérieur ; estomac large , flexueux et frangé à son rebord, un cercle de faisceaux lamelleux, diphylles, courbes, sinueux et jaunâtres ; bord obtus et entier. Couleur gris-violacé.
Taille, cinq à 6 centimètres.
Habite l'Océan Atlantique austral.
9. L'EULIMÈNE CADRAN DE MONTRE , EULIMENES HELIOMETRA. Less., Zoologie de la Coquille, p. 130 ; Prod., n° 8.
Hyaline, circulaire , bombée en dessus , concave en dessous , ayant un large sac stomacal , entouré d’une membrane frangée, d’où s’irradieni des canaux nombreux et rayonnants. |
Habite les côtes du Pérou par milliers d'individus.
Cette médusaire complétement transparente est bombée en dessus, concave en dessous , et parfaitement ronde sur les bords. Son diamètre est celui d’une pièce de cinq francs ; sa consistance est mollasse et sa transparence parfaite. À travers l'enveloppe externe, on voit dans sa portion centrale une large ouverture circulaire, entourée d’une membrane frangée sur les bords ; un conduit vasculaire assez large décrit un cercle entier , d’où partent des vaisseaux aériens excessivement nombreux et rayonnant du centre à la circonférence , en s’arrêtant et se recourbant à une faible distance du pourtour. Ces vaisseaux apparaissent avec la couleur nacrée qui les caractérise, et qui les distingue si éminemment de la substance blanche du zoophyte.
Nous rencontrâmes , le 7 février 1823, non loin des côtes du Pérou,
260 ACALEPHES.
cette médusaire qui a ies plus grands rapports avec l’eulimène cyclo: . phylle du Pérou. 5
4e GENRE. PHORCYNIE, PHORCYNIA, Péron.
Ombrelle assez déprimé, très-creux en dessous, ayant une cavité stomacale remplissant toute l’excavation interne de l’ombrelle; quelques canaux rayonnants au pourtour du disque.
Péron décrit ainsi ce genre : «L’estomac garni de plusieurs bandelettes musculeuses. » Lamarck (Syst., t. Il, p. 494), le caractérise en ces termes : Corpus hyalinuus, orbiculare, superne conveæum, relusum aut truncatum, sublus concavum; margine vel limbo lato, obtuso, nudo , integro ; pedunculo brachiis tentaculisque nullis.
Eschscholtz (4c., p. 107) adopte la diagnose suivante: 7entriculus ore tubuloso simplici: margo disci cirrhis destitutus.
Lamarck ajoute : « Que les phorcynies sont principalement distinguées des eudores, par leur forme générale, étant convexes en dessus, concaves en dessous, et ayant l’estomac distinct, quelquefois en saillie. Elles ne sont point aussi veineuses que les eudores, et par leur bord nu, sans appendice quelconque, elles différent éminemment des carybdées. »