LA PHORCYNIE CRUCIEE , PRHORCYNIA CRUCIATA
Eschsch., Syst. der Acal., p. 107 : Disco canalibus quatuor albis, crucem referentibus. — Linné, Fauna suecica, 1288, p. 368. — Medusa cruciata , Gm., Syst., XIII, p. 3153, esp. 2. — Medusa cruce alba, Lachesis, Lapp., I, p. 399» cum fig. — Müller, Prod. Faun. danic., 2818. — Modeer, loc. cit., s. 88. Ombrelle entier aux bords, ayant quatre canaux blancs disposés en
croix. Dimensions trés-petites; gélatineuse hyaline.
Habite la mer du Nord, sur les côtes de Norwège. La mer Atlantique
( Linné , Fauna suecica'). /
Be GENRE. PILÉOLE, PILEOLA , Less., Prod., 5.
Phorcynia, Quoy et Gaim.
Ombrelle conique, tronqué et entier au bord inférieur, largement ouvert, ayant une cavité pyriforme très-petite. Point de bras, point de folioles marginales.
14. LA PILÉOLE DE GIBRALTAR , PILEOLA GIBRALTARICA. Phorcynia pileata, Quoy et Gaim., Ann. sc. nat., 1827, t. X, pl. 6, c, fig. 1.
Ombrelle conique, piléiforme, à ouverture large, mais peu profonde, blanc hyalin.
Habite le détroit de Gibraltar.
MM. Quoy et Gaimard la décrivent en ces termes : « En attendant que nous possédions d’autres individus qui puissent mieux nous éclairer sur l’organisation de cette médusaire pour en former un nouveau genre, nous la placerons dans le genre phorcynie de M. de Lamarck. Elle n’a ni pédoncule, ni bras, ni tentacules ; son ombrelle est conique et on-
‘ Medusa cyclopterorum aliorumque piscium majorum aviumque pelagicarum Cibus, noCtu vagatur ; vis pruritu (sæpius ) mordax; contrahit se rigens, a€ præternatante pisciculo frondem suam spargit, complectensque devorat, ora ei in radice esse, excrementa per summa reddit Plin. IX, 45, marginem alternatim contrahendo et expandendo progrediuntur ; aquæ fluviali immissæ cito pereunt, (Gm., Syst., 3153, en note.)
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dulée, mais n’a point de lobes à son bord ; ce qui en constituerait une carybdée, et son ouverture est large sans être très-profonde. Elle porte au sommet de l’ombrelle, dans son intérieur, une petite cavité pyriforme, placée obliquement, qui n’a point l’apparence d’une bouche. Rien n'indique qu'il lui manque quelque partie, comme cela arrive quelquefois dans ces animaux qu’un trop léger examen pourrait alors faire regarder comme des espèces nouvelles. Sa couleur est entièrement blanche et son tissu résistant ; sa longueur est de hui lignes et son diamètre de six. :
6e GENRE. EPOMIS, #roms, Less.
Corps cylindracé, à extrémité ovale, arrondie, ayant une ouverture moyenne quadrangulaire, de substance charnue, mollasse, formé de fragments cristalliniformes accolés, sans traces de cils ; pôle natateur tronqué, large, ayant une grande ouverture bordée d’un rebord membraneux mince, tendu sur son pourtour et renforcé au dehors par quatre piliers denses, rénitients et épais. Épomis, d'érogis, chausse de docteur.
Nous sommes forcés de placer ici une véritable médusaire que nous avions d’abord prise pour un béroé à cause de deux ouvertures. Mais il se pourrait que la supérieure n’ait été qu’accidentelle ou produite par une déchirure régulière. Nous appelons donc l'attention sur cet acalèphe remarquable.
15. L’'EPOMIS GARGANTUA, EPCOMIS GARGANTUA, Less. Beroe garguntua, Less., Coquille, pl. 15, fig. 4, p. 261. — Le païpaï des Otaïtiens. Corps haut de sept à neuf pouces , parfaitement transparent, composé de sortes de cannelures charnues, renflées, d’un blanc hyalin parfait. Habite les criques de l’île d’Otaïti.
Ce z0ophyte est ainsi décrit dans la Zoologie de la Coquille (p. 107) : Le païpaï établit le passage des béroés et des idya aux bursarius et aux vraies méduses. Ce serait en effet, par sa forme allongée et par ses deux pôles ouverts, un béroïde ; mais c’est une méduse par son tissu rénittent, sans aucune trace de cils.
La médusaire gargantua a été figurée de grandeur naturelle. Nous la trouvâmes, en mai 1823, dansles criqués de Ja baie de Matavai de l’île d’Otaïti. . Les naturels me firent signe quec’était une substance susceptible de servir d’aliment ; mais , comme ils éprouvérent de la répugnance lorsque nous les engageâmes à Ja manger, nous devons raisonnablement douter de cette propriété. Les Otaïliens sont naturellement gais ét moqueurs, et il se pourrait que les deux naturels qui nous accompagnaient au . moment où nous rencontrâämes ce zoophyte aient voulu se jouer de notre empressement à leur faire des questions, auxquelles très-souvent ils répondent de travers.
MÉDUSAIRES. 263
Cet acaléphe est de consistance charnue, muqueuse, d’une transparence parfaite, sans aucune {race de conduits vasculaires ni de tubes digestifs. Sa surface est comme cannelée ; ce qui est dû à des sortes de piliers renflés, convexes, soudés par leurs bords et séparés par des sortes de rainures très-inégales ; les piliers sont épais, courts et enchevêtrés inégalement les uns avec les autres. L'ouverture natatrice est grande, ovalaire, bordée tout à l’entour d’une membrane mince, striée, plissée, tandis que son bord est arrondi, épais, formé de pièces arrondies, solidifiées par quatre fort piliers distants, carénés, comprimés sur les côtés, élevés en pointe conique et recourbée au sommet, et composés eux-mêmes de plusieurs pièces engainées. L'ouverture du pôle rétréci est petite, circulaire, bien que son limbe soit marqué par quatre petits angles saillants qui répondent aux quatre piliers du grand pôle. Sa forme est cylindrique, et l’eau qui traverse l'animal aide à sa locomotion.
7e cENRE. ÉPHYRE, Epuyra, Péron.
Bouche simple, privée de bras; point de cirrhes ni au pourtour de l’ombrelle, ni à la page inférieure du disque.
Péron caractérise ainsi ce genre : « Estomac à quatre ouvertures simples et opposées deux à deux. » Lamarck réunit leuryale à l'éphyre, et lui donne les caractères suivants : « Corps orbiculaire, transparent; sans pédoncule, sans bras, sans tentacules. Quatre bouches ou davantage au disque inférieur. Les éphyres ont quelque analogie par leur forme avec les eudores. Les unes sont aplaties comme des pièces de monnaie, les autres sont plus ou moins convexes. » Eschscholtz (page 83) dit : Os simplex, brachiis destitutum , cirrhi nec in margine, nec in infera parte disci.