ISOLÉS
sie aérienne supérieure. .
| | . Une FU
aérienne DT parente..
0, Point de vessie aérienne apparente. ..
A. Sans voile... |
B. Nue, ayantune
Porpita gigantea, P. et Les.
Porpita radiata, Bory de Saint- Vincent.
8. Avec une voile.. Velella scaphidia, P. et Les. A. Seulement au /
miles ave HAtophyE planestoma, P, et
unes ins | Rhizophysa radiata, Les.
latineuse.sans Rhizophysa rosacea, Les.
voile ou crête. \
voile ou crête. | Physalia borealis, Les.
A. Antérieure
LE
au organes * ‘ | Phrsophora musonema, P. el
natatoires..
aux organes sons pamproides , .
Hatatoires ou ct ER en ee cachée par eux. phanomia pediculata
Postérieure Stephanomia amphitridis, Les.
Slephanomia appendiculata, Les.
"A, Une membra- -
ne à l’ouverture des organes natatoires sans valves.
Protomedea rubricata, Les.
1 Protomedea uniformis , Les.
Une membra-
ne aux auver- | Amphiroa ovoides , Les.
tures des orga- { Amphiroa quadrangularis, Les. nes nalatoires } Amphiroa cylindroides , Les. avecdes valves.
Péron et Lesueur eurent une grande influence sur les progrès que fit l'étude des acalèphes, lorsqu'ils publièrent, en 4811, dans le t& XAV des Annales du Muséum, leur
DISCOURS PRÉLIMINAIRE. 5 grand travail sur les médusaires. On leur doit la création du genre callianire, que ces auteurs ont à tort placé parmi les mollusques ptéropodes. Mais c'est lorsque nous nous occuperons des méduses que nous reviendrons sur leurs travaux.
Duméril , dans sa Zoologie Analytique, publiée en 1806, avait adopté dans sa neuvième classe , celle des zoophytes, une troisième famille qu'il nomme les mollasses où malacodermes. La définition qu'il en donne est celle-ci : « Zoo- «phytes mous, externes, à corps gélatineux, sans épines. » Les genres qu'il admet sont groupés ainsi :
{ Un champignon ( Unique. .... 1. Méduse. à suçoir .... | En nombre... 2. Rhizostome, Corps semblable à : Un melon à côtes. ........... 3. Béroé. Une pièce de monnaie. ....... 4. Porpite.
UNE Meur. 42e don 0u ACUINIC:
Lamarck à émis, en mars 1816, dans son Système des animaux sans vertèbres, d'importantes distinctions sur les acalèphes , qu'il nomme radiaires mollasses, en leur assignant les ace: généraux sujvants : « Animaux gélati- « neux, ayant la peau molle et transparente : point d tubes « retire sortant par des trous de la peau; point d'anus ; « point de parties dures à la bouche ; on de cavité inté- «rieure propre à contenir les organes. »
Lamarck (t. EE, p. 450 et ut La les considérations suivantes à cette définition sommaire. « Parmi les animaux de cette classe, tous ceux qui appartiennent à l'ordre des radiaires mollasses, sont évidemment les plus rapprochés des polypes par leurs rapports ; car ce sont encore des animaux gélatineux, transparents, et dont les parties n'ont que peu de consistance. On ne leur connait point de nerfs, point de vaisseaux pour le mouvement des iluides propres ; tous sont encore dépourvus d’anus. Leur corps n'offre point de eavité propre à contenir des viscères,
en sorte que leurs organes spéciaux intérieurs sont encore immergés, pour ainsi dire, dans la chair gélatineuse où ils sont formés. Leurs fluides propres ne se réparent que par l'absorption qu’en fait sans cesse le tissu cellulaire, au- tour de l'organe digestif, de ses appendices et de ses canaux vasculiformes ; aussi, dans ce tissu, qui en est imbibé, ces fluides ne se meuvent qu'avec lenteur et sans vaisseaux particuliers. Enfin ici la bouche est toujours, comme dans les polvpes, dépourvue de parties dures. Cet ordre doit donc être le premier de la classe , puisque les animaux qu'il comprend doivent, selon l’ordre même de la nature, venir immédiatement après les polypes.
Ce que je viens de dire est tellement fondé, que le premier genre des radiaires mollasses (les stéphanomies ) offre des animaux composés et en quelque sorte ambigus , entre les polypes et les radiaires.
Ces animaux gélatineux sont extrèmement nombreux et diversifiés ; on en trouve dans toutes les mers, mais plus abondamment dans celles des climats chauds. Quant à celles de ces radiaires qui vivent dans les climats tempérés et même dans ceux qui sont froids, c'est au printemps et surtout dans l'été qu'elles paraissent et qu 1l faut les chercher.
Leur grande transparence les rend difficiles à apercevoir dans l’eau; enfin, leur substance est si frêle, que lorsque ces animaux sont hors de l’eau, elle se résout promptement en un fluide analogue à l'eau de mer, et semble n'être que de l’eau coagulée,
Aucune radiaire mollasse ne possédant de système nerveux, même en ébauche, aucune, en effet, ne présente de sens particulier ; elles n’en ont nullement besoin. Ainsi, non-seulement elles ne jouissent point du sentiment, mais en outre on est fondé à reconnaître qu'aucun de leurs mouvements ne peut provenir d’une action musculaire, et
que les excitations qu'elles reçoivent de l'extérieur suffisent à l'exécution de leurs mouvements.
Cependant M. Péron dit avoir observé dans certaines méduses les apparences de fibres qu'il regarde comme musculaires ; mais dans les corps organisés, partout où il y a des fibres, 1l n’y a pas nécessairement de muscles; les végétaux en offrent la preuve : et tant qu'on n'y trouvera pas en même temps des nerfs partant d’une masse médullaire principale ou de plusieurs de ces masses, je ne regarderai point ces fibres comme musculaires.
D'ailleurs, dans ur corps entièrement gélatineux et presque sans consistance , des fibres musculaires manqueraient tellement de point d'appui, qu'il leur serait difficile, pour ne pas dire plus, d'exécuter leurs fonctions : cela me paraît incontestable. On peut ajouter qu'on ne connaît dans ces animaux aucun mouvement de parties qui soit indépendant de ceux de tout le corps, quoique la contractilité seule en puisse produire de cette sorte.
Si ces animaux digèrent rapidement de petits poissons et autres corps vivants dont ils se nourrissent, c’est sans doute en dissolvant promptement ces corps'à l'aide de fluides particuliers dont ils les imprègnent; aussi n’ontils point de parties dures à la bouche pour les broyer, et ils n'en peuvent avoir, manquant de muscles pour les mouvoir.
Dans presque toutes les radiaires mollasses, et surtout dans la nombreuse famille des méduses, on observe pendant la vie de ces animaux un mouvement isochrone ou mesuré et constant, qui se fait sentir dans la masse principale de‘leur corps. On a pensé qu'il leur servait à se déplacer dans les eaux, mais il est probable qu’il ne sert qu'à faciliter en eux l'exécution des mouvements vitaux.
D'abord on est autorisé à croire que ce mouvement régulier ne provient nullement d’une action musculaire, car
il faudrait que ces animaux eussent des muscles, et quils eussent aussi un système nerveux assez puissant pour entretenir pendant la durée de leur vie, sans interruption et sans fatigue, ce mème mouvement, comme le fait le système nerveux des animaux qui ont une circulation sans cesse entretenue par ies mouvements du cœur.
Ensuite, l'on doit reconnaître que ce mouvement 1s0chrone des radiaires mollasses ne provient pas non plus des suites de la respiration de ces animaux, car, après les animaux vertébrés, la nature n'offre dans aucun animal ces mouvements alternatifs et mesurés d'inspiration et d'expiration du fluide respiré. Ce n'est même que dans les mammiières et les oiseaux que ces mêmes mouvements ont une régularité distincte; dans les reptiles et dans les poissons, ils perdent cette régularité et deviennent arbitraires; enfin, dans les animaux sans vertèbres on ne les aperçoit plus. Quelle que soit la respiration des radiaires, elle est extrèmement lente et s'exécute sans mouvements perceptbles.
Il est bien plus probable que les mouvements isochrones des radiaires mollasses sont, comme je l'ai dit, le produit des excitations de l'extérieur, excitations continuellement et régulièrement renouvelées dans ces animaux; eten effet je puis démontrer que ces mouvements résultent des intermittences successives entre les masses de fluides subuis qui pénètrent dans l'intérieur de ces animaux, et celles des mêmes fluides qui s'en échappent après s'être répandus dans toutes leurs parties.
On pourrait regarder comme imaginaire de ma part la possibilité de ces alternatives d'immersion et d’émersion de fluides subtils dans la masse d'un corps très-souple à laquelle ils communiquent des mouvements réglés, si le thermoscope imaginé par Franklin n'offrait un exemple frappant de mouvements semblables produits par les alter-
DISCOURS PRÉLIMINAIRE. 9 natives de pénétration et de dissipation de calorique dans la liqueur de cet instrument.
Tous les ans, dans mes lecons sur les radiaires mollasses , j'en fais l'expérience sous les yeux de mes élèves; ils sont témoins des alternatives réglées que le calorique qui s'échappe de ma main produit dans la liqueur du thermoscope, en s'y répandant et s’en exhalant alternativement, de manière que la liqueur de l'instrument, par ses dilatations et ses condensations promptes, successives et régulières, offre des mouvements tout à fait analogues à ceux des radiaires dont il s’agit.
Ce nest donc pas une idée hasardée sans preuve de possibilité, et même sans l'indice d'une probabilité trèsgrande que celle de considérer les mouvements tsochrones des grandes radiaires mollasses comme les produits des alternatives de pénétration et de dissipation des fluides subtils environnants, fluides qui se répandent dans ces corps et s'en exhalent par des paroxysmes réglés.
Les conditions nécessaires pour que le phénomène dont il s'agit puisse s'exécuter, sont au nombre de deux :
1°. Il faut que le corps animal soit entièrement gtlatineux, afin que la grande souplesse de ses parties se prête aux eflets des fluides subtils et expansifs qui viennent les traverser : aussi dans les radiaires échino dermes n'observet-on plus de pareils mouvements ;
2°. l faut que le volume du corps animal soit un peu grand, afin que les masses de fiuides subtils puissent dans leur invasion y produire des effets sensibles ; aussi dans les radiaires mollasses d'un petit volume ces mouvements isochrones ne s'aperçoivent presque point, tandis que dans les grandes, comme les méduses, ils sont extrêmement remarquables.
Toujours gélatineuses , très-molies et plus on moins complétement transparentes , les radiaires mollasses sont
toutes libres, comme errantes et vagantes dans les mers; en elles l'organe de la digestion ou de la nutrition paraît extrêmement compliqué ou divisé, tantôt par des appendices latéraux, ramifiés et rayonnants, et tantôt par un estomac divisé et par plusieurs bouches. Les appendices latéraux et rayonnants de leur organe digestif se terminent, vers la circonférence et près de la peau de l'animal, en un réseau vasculaire très-fin qui paraît s'anastomoser et se confondre avec les canaux aquifères qui servent à la respiration. :
À l’aide de ces canaux ou trachées aquifères, beaucoup de radiaires mollasses se font des approvisionnements d'air qu'elles séparent du fluide respiré, et qui leur servent à se soutenir dans les eaux ou à s'élever à leur surface.
Ceux qui observeront suffisamment les médusaires se convaincront des rapports nombreux que ces animaux mollasses ont avec les astéries (les étoiles de mer), quoiqu'ils en soient très-distincts, et ils sentiront la nécessité de ne les point confondre avec les polypes, mais de les comprendre dans la classe des radiaires , où ils constituent un ordre particulier bien prononcé.
J'insiste donc fortement contre l'opinion de quelques zoologistes modernes, pour ne point confondre parmi les polypes les animaux qui composent cet ordre de radiaires , parce qu'ils sont fortement distingués, que leur organisation est moins simple, et que leur réunion avec les polypes rendrait très-obscur et mal circonscrit le caractère classique de ces derniers.
Les radiaires mollasses brillent presque toutes pendant la nuit, et surtout dans certains temps, d'un éclat phosphorique très-lumineux. Les grandes espèces paraissent alors comme des flambeaux qui iiluminent le sein des eaux.
Malgré leur grande transparence, beaucoup d'espèces
DISCOURS PRÉLIMINAIRE. 11 sont ornées de couleurs vives, variées, éclatantes, et dont l'intensité s'accroît et diminue d'un instant à l’autre.
Ces animaux sont sans doute singulièrement diversifiés et nombreux dans les mers, et cependant nous n’en connaissons encore qu'un petit nombre de genres; néanmoins l'on verra qu'avec le seul genre des méduses de Linné, MM. Péron et Lesueur, à qui l'on est redevable de tant d'observations importantes faites sur les animaux pendant leurs voyages, ont institué quantité de nouveaux genres dont ils ont déjà publié les caractères.
Voici ma distribution des radiaires mollasses, et les divisions que j'établis parmi elles :