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LA CYTAEIS A QUATRE BRAS, CYTAEIS TETRASTYLA

Eschsch., Ac., p. 104, pl. 8, fig. 2. — C. disco cylindrico campanulato ; cirris qualuor crassis ascendentibus longitudine disci. De Blainv., Al. pl. 38, fig. 2.

Ombrelle cylindracé, en cloche ; les quatre tentacules assez épais, consistance mucilagineuse , couleur hyaline, taille minime. Habite l'Océan Allantique sous l’équateur.

MÉDUSAIRES. 281

16e Genre. CLOCHETTE , CAMPANELLA, Less., Prod., 45. Melicertum, Pars, Eschsch. — MHelicerta, de Blainv.

Ombrelle hémisphérique, en cloche , à quatre angles, à bords lisses et garnis de trois rangées de tentacules courts. Ovaires à cloisons cruciées, garnies de fibrilles internes nombreuses.

33. LA CLOCHETTE DE CHAMISSO , CAMPANELLA CHAMISSONIS, Lesson.

Medusa campanulata, Eysenh. et Chamisso, Actes de Bonn, t. X, p. 359, pl. 30, fig. 1, a,8,c.— De Blainville, Atlas, pl. 35, fig. 4. — Melicertum campanulatum, Eschsch., Acal., p. 105 : M., disco campanulato, subquadrangulo: cirris marginalibus , quadruplici ordine , numerosis, internis, ventriculum circumdantibus.

Ombrelle en clochette à huit angles obsolets, dont quatre plus prononcés; cirrhes du rebord courts, disposés sur trois rangs; couleur bieuâtre hyalin.

Habite la mer Pacifique.

M. Chamisso a décrit cette méduse en ces termes : « Ombrelle hémisphérique, à huit angles obsolets ; le bord entier, garni de huit cils plus longs et d’un plus grand nombre de courts; la bouche est centrale ouverte. Quatre séries de lignes transversales occupent le dedans de l’ombrelle et tiennent lieu de bras. A leur jonction, ces séries sont garnies de fibrilles assez longues, disposées en faisceaux , qu’on peut comparer aux organes externes de la génération des méduses. »

34. LA CLOCHETTE DE FABRICIUS , CAMPANELLA FABRICII, Less., Prod., 33.

Medusa campanula, Fabricius ', Fauna groenlandica, p. 366 : Medusa disco gibbo , limbo ampliato do subtus cruce pilosa. (1780.) — Bosc, Vers, II, 170.— Modeer, loc. cit.,S, 162; Gm., Syst., esp. 24, p. 3156. — Meliceria campanula , Péron, Méd., p.40, esp. 73, et Ann., p. 352 : Melicerlum campanulatum, Eschsch., 105, — Dianæa campanula , Lamarck, Sysé.,t. IT, p. 508 : D. orbiculato-conica ; limbo amplialo tentaculifero ; inferna facie concava, cruce ciliata notala ; pedunculo subluteo.

Ombrelle en forme de petite cloche; estomac dessiné à sa base par un carré, des angles duquel partent quatre lignes qui forment une

«Præcedentis magnitudine. Conico-orbicularis campanam refert : discus enim gibbus conicus, et limbus dilatatus, cujus margo cilüs flavis raro ciliatus, et intus angulis albis radiatus. — Subtus cava est usque ad initium disei, ubi quedratum centrale de angulis suis radios emittens in formam erucis : hæc omnia humiliora, nivea, marginibus crenatis. Crucem hanc Ne uns cirri tenuissimi longi, in fre albi, in aliis flavi.

« Habitat in sinubus tempore autumnali haud infrequens.

« Ut medusa capillata ingreditur. Cirris ctiam hujus oniscum € icadam captum vidé,

espèce de croix, toute revêtue de fibres trés-longues et très-fines ; rebord large et garni d’un petit nombre de tentacules jaunes et blancs; dimensions, 2—3 pouces ; hyaline ; pédoncule jaune ou blanc (Péron).

Habite les mers du Groënland dans les havres, et pendant l’automne celle de la baie de Baffin. Elle retient avec ses cirrhes l’oniscus cicada. |

ATe GENRE. SCYPHIDE, scvruis, Less., Prod., 16. : Æquorea, Eschsch.

Ombrelle évasé, conique, en demi-sphère, tronqué à ses bords qui sont lisses. Sac stomacal, ample. simple, formé par une tunique interne.

35. LA SCYPHIDE MUCILAGINEUSE, SCYPHIS MUCILAGINOSA , Less., Prod., 34. |

Medusa mucilaginosa, Ghamisso et Eysenh., Actes de Bonn. t. X, p. 360, pl. 30, fig. 2. — Æquorea mucilaginosa, Eschschb., AC., p. 110 : Æ. hemisphærica;: canalibus viginti quatuor abbreviatis; cirris totidem brevibus supra disci marginem in facie externa ejus silis.

En soucoupe ; blanc-hyalin.

Habite la mer du Sud.

Chamisso décrit cette méduse en ces termes : « De toutes les méduses décrites c’est la plus grêle; elle est hyaline, hémisphérique, sans bras, à bord de l’ombrelle entier; paraît être formée de deux membranes.” L'interne plus discernable est ouverte par une bouche centrale entière, et sur le bord de l’ombrelle elle s’unit à la membrane externe et s’y soude, Entre le bord de l’omborelle et la bouche membraneuse interne se dessinent vingt-quatre plis, que recouvre la membrane externe. De la membrane interne vingt-quatre cirrhes semblent partir et alterner avec les plis, qui tous tendent vers la membrane externe , la perforent et font saillie au dehors, en dépassant les bords de l’ormbrelle. Une légère ouverture au sommet de la membrane externe peut être attribuée à une déchirure accidentelle. De nouvelles observations sont nrécessaires. Un seul individu a été observé dans l'Océan Pacifique équinoxial. »

36. LA SCYPHIDE PONCTUÉE, scyrms PuncrarA , Less., Prod., 35.

Æquorea punctata, Quoy et Gaim., Ur., pl. 85, fig. 4, texte, p. 564. — Æ. orbicularis, planiuscula, hyalina ; ore eminenti , amplo , basi punciato ; umbrella margine undulata: tentaculis numérosis, brevibus crassis. — Ægina punctata, Eschsch., Ac., p. 116.

Ombrelle presque plane, ondulé au pourtour, d’où partent des tentacules courts et assez épais. Cette méduse est transparente dans toutes ses parties et a des points assez larges à la base de sa bouche : diamètre, environ quatre pouces.

Habite le grand Océan, par 36 degrés de latitude nord,

Cette méduse a été prise par M. Gaudichaud pendant la traversée de l'Uranie des îles Mariannes aux îles Sandwich. Elle pourrait, dit M. Quoy, faire une division dans le genre des équorées, par rapport à la proéminence de sa bouche qui dépasse beaucoup le bord de l’ombrelle.

he TRIBU. LES NUCLÉIFÈRES, NUCLEIFERÆ.

LES méduses de ce groupe sont campanulées ou infundubiliformes, à ouverture circulaire lisse ou diversement ciliée au pourtour ; mais elles se distinguent de toutes les autres familles par un sac stomacal, ventriculé ou cylindracé, terminé en bas par un prolongement buccal probosciforme à quatre ou huit divisions. L’estomac est formé de canaux vasculaires qui descendent dans le parenchyme ombrellaire. Les méduses, enfin, ont leur estomac enveloppé d’un nucléus, de quatre à huit divisions, sunple ou lamellaire, et vivement coloré.

Les méduses de cette famille ont une organisation, sinon plus complète que les autres méduses, au moins plus distincte. Ce sont presque des béroïdes et des salpas par leur nucléus et par le système vasculaire qui en dérive,

18e cExRE. CLOCHER , rürris, Less., Prod., 17.

Ombrelle allongé, cylindrique et pyramidal, tronqué à la base qui à huit tentacules, dilatés et échancrés à leur attache; muni de quatre lignes vasculaires, longitudinales. Sac stomacal occupant tout l’intérieur de lPombrelle, et ayant au sommet un nucléus formé de quatre lames pennées et vasculiformes.

37. LE CLOCHER PAPOU, urris pApuA, Lesson, Prod., 36. Æquorea mitra, Less., Zool. de la Coquille, pl. 14, fig. 4, p. 127.

Gmbrelle blanc, translucide, ayant huit tentacules rouge-carmin et le nucléus de couleur d’ocre.

Habite les attérages de l’île de Waïigiou.

Cette médusaire est cylindracée, pyramidale et d’un blane translucide. Son sommet est subconique , rétréci , et son ouverture ou rebord est tronquée , largement ouverte, simple et munie de huit tentacules médiocres , courts, tortillés sur eux-mêmes, capillacés à leur sommet et dilatés et échancrés à leur base. Ces tentacules sont rouge-carmin , puis rouge ocracé. À l’intérieur, les ovaires forment une masse oblongue, cylindracée, composée de quatre lobes allongés , à réseau imbriqué sur

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les côtés et coloré en jaune d’ocre très-foncé. Ces ovaires sont comme liés entre eux et soudés par un renflement. Quelques lignes jaunâtres se dirigent verticalement du sommet au pourtour de l’ouverture.

Nous rencontrâmes cette médusaire, le 6 septembre 1823, aux attérages de l’ile de Waïigiou. Ses mouvements de contraction avaient beaucoup d'énergie, et nous vimes plusieurs fois ce zoophyte retirer les tentacules du pourtour à l’intérieur, et froncer les bords de l’ouverture en les repliant en dedans.

38. LE CLOCHER DU NORD, Trurris BOREALIS, Less., Prod., n° 31.

Medusa digitale, Müller, Prod., p. 233, n° 2824 (1766) : Hyalina, subtus centro pistillifero, margine ciliato. — Gm., Syst., esp. 25, p. 3157. — Bosc, Vers, I, 170. — Medusa hyalina subtus centro pistillifero , margine ciliato. — Fabricius !, Fauna groenl., p. 366, n° 361. — Melicerta digitale, Péron, Méd., p. 40, n° 72, et Ann., p. 352. — Dianea digitala, conica; pedunculo elongato, ad extremitatem brachiis filiformibus fasciculatis penicillato ; tentaculis introrsum uncinatis; Lamarck, t. IE, p. 507, n° 16. — Eirene digitale, campanulata, hyalina, striata ; margine ciliis flavis cum albis mixtis ; Eschsch., Ac., P: 95.

Ombrelle conique ; estomac libre et pendant, prolongé en un pédoncule pistiliforme et garni d’une multitude de bras qui constituent une espèce de pinceau; plusieurs stries trés-fines , dirigées du rebord de l'ombrelle vers la base de l’estomac ; rebord garni de tentacuies crochus en dedans; taille, un centimètre; hyaline ; tentacules jaunes (Péron).

Habite les mers du Nord, dans la baie de Baffin et sur la côte du Groënland.

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