Buisson. Dictionnaire, article Seine-et Oise
Sens et de Meaux. Les prélats qui les ont gouvernés, au XVIII» siècle, ont montré le même zèle pour l'enseignement du peuple. « Il suffit, pour s'en convaincre, de parcourir les ordonnances synodales des trois diocèses. Partout, s'affirme nettement un grand désir de multiplier les écoles et un soin jaloux d'en surveiller le gouvernement^ » En 1683, s'était fondée, à Provins, la Congrégation des Filles de la Vierge, qui « tenaient des écoles pour les jeunes filles peu fortunées » ; elles furent approuvées par l'archevêque de Sens. Les évêques de ces trois diocèses firent les efforts les plus louables pour combattre la coéducation des sexes et établir partout des écoles distinctes de filles et de garçons. Ce fut pour cela que les écoles de filles se multiplièrent, au xviii** siècle, et que le cardinal de Bissy appela, en 1729, dans son diocèse de Meaux, les Frères des Ecoles chrétiennes. Ce prélat voulut que l'instruction pénétrât jusque dans les hameaux les plus reculés. En 1705, il obligea les maîtres d'école « à se rendre, un jour la semaine, dans les gros écarts éloignés de la paroisse, pour y instruire les enfants « dans le temps où ils ne pourront venir à l'école. » Enfin, il rendit la fréquentation de l'école obligatoire puisqu'il ordonna aux curés de refuser les saci^ements aux parents « qui n'enverraient pas leurs enfants à l'école et au catéchisme dans tous les temps qu'ils pourraient-. » De semblables prescriptions ne manquèrent pas de provoquer dans les campagnes la création d'un grand nombre d'écoles.
Orléanais. — L'Orléanais était particulièrement riche en écoles primaires; les unes, connues sous le nom d'écoles de charité, étaientgratuiteset placées sous la dépendance des curés des paroisses; les autres étaient tenues par des instituteurs libres que l'on appelait maîtres de