CHAPITRE X
Le régent demande en mariage pour Louis XV une infante d'Espagne , à la condition que le prince des Asturies épousera sa fille, mademoiselle de Montpensier. Philippe V accueille ces deux propositions, la première avec joie, la seconde avec peine.
— Louis XY donne son consentement. — Méhémet-E£fendi, ambassadeur du sultan Achmet , arrive à Paris. — Audience que le roi accorde à Méhémet. — Méhémet n'obtient rien de Dubois. Mépris qu'il conçoit de son caractère. — Dubois reçoit la dignité de cardinal. — Marianne-Victoire , infante d'Espagne , destinée en mariage à Louis XV, arrive à Paris où elle doit être élevée.
— Dubois veut être premier ministre. Le régent lui accorde cette faveur. — Querelle du maréchal de Villeroy et de Dubois. Le maréchal est arrêté et ensuite exilé. — Fleury quitte la cour. —Douleur du jeune roi. Louis XV lui ordonne de revenir. — La cour, la magistrature et le clergé sont aux pieds de Dubois. —
Sacre du roi à Reims. — Le roi déclaré majeur. 11 confirme Dubois dans la place de premier ministre sous la direction du duc d'Orléans.— Dubois accumule sur sa tête plusieurs autres foDctions. Il voudrait être chancelier. Il aspire à être déclaré souverain de Cambrai et de son territoire. Il se donne six abbayes. Le travail Pexcède. Ses subordonnés Pen accablent. Ses inquiétudes; son découragement; ses agitations. Sa maladie, ses imprécations. Il élude la réception du viatique. Sa mort. Joie du peuple. Le duc d'Orléans ne lui accorde aucun regret. — Disgrâce de Le Blanc, ministre de \a^ guerre. — Le duc d'Orléans , premier ministre. L'ennui, suite de la satiété des plaisirs» le consume. Sa mort. Le jeune roi donne des larmes î'sa perte. Indifférence du public. Causes de cette indifférence. Jugement que porte de lui la postérité.