‹ Histoire populaire de l'Eglise du Canada [microforme]Chapitre 17 sur 29 · BURTON · texte numérisé non relu

BURTON

Quels sont le lieu et la date de la naissance de Mgr Plessis, et quel poste occupait-il lorsqu'il fut choisi comme coadjuteur ?

Mgr Plessis, né à Montréal en 1763, était secrétaire de l’évêque en même temps que curé

de N.-D. de Québec, lorsqu'il fut choisi comme coadjuteur, en 1797.

En quelle année et par qui Mgr Plessis fut-il sacré évêque ?

Mgr Plessis fut sacré sous le titre d'évêque de Canathe, en 1801, par l'évêque de Québec. (1)

Quand Mgr Plessis devint-il évêque de Québec ?

Mgr Denaut étant mort en 1806, Mgr Plessis prit possession du siége de Québec, le 27 janvier de la même année,

Quels furent les premiers actes de Mgr Plessis après son installation ?

Les premiers actes de Mgr Plessis après son installation, furent de choisir comme coadjuteur, l'abbé Panet, curé de la Rivière Ouelle, et de prêter serment de fidélité au roi, en présence des membres du Conseil Législatif,

Quelle règle de conduite énonça Mgr Plessis dans son mandement d’entrée ?

Dans son mandement d'entrée Mgr Plessis énonça comme devant lui servir de règle de conduite, la devise de saint Paul : “ J’emploierai volontiers tout ce que je puis et je m’emploierai moi-même, au-delà de mes forces, pour votre bien et surtout pour le salut de vos âmes,”

(1) Les bulles de nomination, vu les guerres qui sévissaient en Europe, ne purent être expédiées qu’en 1800. Mgr Plessis resta chargé de la cure de Québec, jusqu’à la mort de Mgr Denaut.

Quelles difficultés rencontra Mgr Plessis, dès le début de son épiscopat ?

Dès le début de son épiscopat, Mgr Plessis se trouva aux prises avec des difficultés qui grandissaient de jour en jour, et qui finirent par menacer la liberté du culte catholique, L'’autorité civile ne cherchait rien moins que l’asservissement de l’église à l'Etat, en voulant faire reconnaître au roi le droit de nomination aux cures. Le gouverneur Craig, pour gagner l'évéque à ses idées, chercha à le séduire par l'intérêt et l'ambition, et on alla même jusqu’à vouloir le poursuivre au criminél, parce que dans ses mandements il prenait le titre d'évéque de Québec. Mais certains évènements vinrent heureusement déjouer toutes les machinations du parti anticatholique,

Quelle démarche Mgr Plessis fit-il, dans les intérêts de l’église du Canada, en 1811 ?

Mgr Plessis désirant voir cesser les tracasseries incessantes suscitées à l'autorité ecclésiastique, transmit au gouverneur Prevost, en 1811, un mémoire dans lequel il exposait: 1° ce qu'étaient les évêques avant la conquête; 2° ce qu'ils avaient été depuis cette époque ; et 3° la position qu'il serait à propos de leur faire

dans l'avenir.

Quelle fut la conduite de Mgr Plessis, lors de la guerre de 1812 ?

Lors de la guerre de 1812, Mgr Plessis prêta main-forte à l'autorité civile, ordonna des prières publiques pour le succès des armes de la métropole, et prouva que l’on peut être catholique en même temps que sujet loyal et patriote, Aussi le ministre des colonies écrivit au gouverneur, après la campagne: “ “ Je dois vous informer que Son Altesse Royale le prince Régent, veut que désormais les appointements de l’évêque catholique de Québec soient de mille louis par année; c'est un témoignage rendu à la loyauté et à la bonne conduite du gentilhomme qui occupe maintenant cette place, et des autres membres du clergé catholique de la province.” (1)

Quelle mission Mgr Plessis se disposa-t-il à fonder en 1816?

Anxieux de subvenir aux besoins spirituels des voyageurs canadiens dans le Nord-Ouest et de procurer en même temps la conversion des infidèles, Mgr Plessis se disposa à fonder une mission permanente au centre des contrées sauvages du Nord-Ouest, fondation qui devint un fait accompli en 1810.

Quelles faveurs le gouverneur Sherbrooke fitil accorder à l’église du Canada, en 1817?

Voulant concilier à son pays les catholiques du Canada, le gouverneur Sherbrooke fit agréer

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(1) L’octroi de cette pension a été révoqué en 1850,

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a au gouvernement anglais la proposition d'appeb. ler l'évêque de Québec au Conseil Législatif, et ta de favoriser l'institution de vicaires apostoliques ue. dans le Haut-Canada, la Nouvelle-Ecosse et Le, l'île du Prince-Edouard, Bien plus, le gouverfe nement consentit même à reconnaître un coadde, juteur, cum futuré successione, du moment qu'il nt. aurait été présenté au gouverneur, que Quelle nouvelle délimitation reçut le diocèse par de Québec en 1817?

use Au mois de juillet 1817, la Nouvelle-Ecosse sig fut détachée du diocèse de Québec et érigée en \ vicariat apostolique, (1) «| : Pourquoi Mgr Plessis fonda-t-il un petit col- LE lége à Saint-Roch de Québec, en 1818?

dés Mgr Piessis fonda, en 1818, un petit collége à stat Saint-Roch de Québec, pour permettre aux des jeunes gens bien doués et songeant à embrasser une l'état ecclésiastique, de commencer un cours ee d'études qu'ils pouvaient ensuite compléter dans en un collége supérieur, (2)

En quelle année Mgr Plessis fut-il nommé

ues sous le titre d’évèque de Sion, fut le premier vicaire apostolique de la Nouvelle-Ecosse,

(1) L'abbé Edmond Burke qui fut sacré à Québec en 1818, | (2) Ce petit collége, dirigé avec l’aide de quelques ecclé-

ci siastiques, par les desservants du faubourg Saint-Koch, ne fut 1 que dix où onze ans en opération. . 1

archevêque de Québec et son église fut-elle érigée en métropole ? (1)

Mgr Plessis fut nommé archevêque de Québec et son église fut érigée en métropole, en 1818. (2)

Quelles nouvelles provinces furent détachées du diocèse de Québec, en 1819?

Le Haut-Canada et le Nouveau-Brunswick avec l’île du Prince-Edouard, furent détachés du diocèse de Québec et érigés en provinces en 1819. (3)

Pourquoi Mgr Plessis s’embarqua-t-il pour l'Europe, en 1819 ?

Mgr Plessis s’'embarqua pour l'Europe en 1819, pour aller négocier à la cour d'Angleterre une nouvelle division de son diocèse, empêcher la spoliation des biens des Sulpiciens, demander des lettres patentes pour le collége de Nicolet,

(1) Le mot archevêque ou métropolitain désigne l’évêque qui, indépendamment du gouvernement de son propre diocèse, a une certaine autorité sur les évêques d’une province ecclésiastique.

(2) Sur les représentations de Mgr Plessis qui jugeait ces changements inopportuns à cette époque, Rome, sans revenir sur son acte, consentit à en remettre l’exécution complète à une date ultérieure, et les évêques de Québec ne jugèrent opportun qu’en 1844 de prendre officiellement le titre d’archevêque,

(3) Mgr McDonell fut chargé du Haut-Canada, et Mgr MacEachern, du Nouveau-Brunswick et de l’île du Prince- Edouard,

et la concession d’une plus grande somme de liberté pour l’église du Canada.

Quelle fut l'issue des négociations de Mgr Plessis avec les cours d'Angleterre et de Rome ?

L'issue des négociations de Mgr Plessis avec les cours d'Angleterre et de Rome, fut couronnée d'un succès assez satisfaisant. Le gouvernement anglais consentit à certaines conditions au démembrement du diocèse de Québec, (1) et la cour de Rome approuva en 1820, le projet de donner un administrateur pour le district de Montréal et un vicaire apostolique pour le district du Nord-Ouest. (2)

Comment Mgr Plessis employa-t-il les der-

nières années de son épiscopat ?

(1) Le gouvernement anglais exigea comme condition sine qu@ non de son consentement, que les nouveaux titulaires, tout en ayant le caractère épiscopal, dépendraient complètement de l’'évèque de Québec.

(2) Mgr Lartigue, d’abord suffragant et auxiliaire de l’évêque de Québec, fut sacré à Montréal par Mgr Plessis, en 1821, sous le titre d’évêque de Telmesse. Il devint évêque titulaire de Montréal en 1836. Mgr Provencher fut sacré aux Trois- Rivières par Mgr Plessis, en 1822, sous le titre d’évêque de Juliopolis, et devint évêque titulaire de Saint-Boniface, en 1847. Il mourut en 1853. Cet état de dépendance attira bien des déboires à Mgr Lartigue et à l’évêque de Québec ; et provoqua pendant plusieurs années, des discussions regrettables dans le district de Montréal, où prêtres et laïques s’accordaient généralement à réclamer un évêque indépendant du siége de Québec.

Mgr Plessis employa les dernières années de son épiscopat à la défense de la liberté religieuse et civile de ses eompatriotes, comme il n'avait

cessé de le faire depuis son avènement au siége de Québec.

En quelle année mourut Mgr Plessis ?

Mgr Plessis mourut en 1825, à l’âge de soixante-deux ans, à l'Hopital-Général de Québec, et fut inhumé dans la cathédrale de

Québec. (1)

Quel jugement l'histoire portera-t-elle sur Mgr Plessis ?

Parmi les pontifes qui ont gouverné l’église du Canada, Mgr Plessis, dira l’histoire, tint avec les Laval et les Saint-Vallier le premier rang, par le zèle, l'esprit d'ordre, la fermeté à maintenir la discipline, et le courage à défendre les intérêts dont il était legardien. Modèle de son troupeau par ses vertus, il l’éclaira par sa science, le guida par sa sagesse et le protégea par sa prudence. Si Mgr Briand a empêché F église du Canada de sombrer et assuré son avenir, on peut dire que Mgr Plessis en a élevé l'édifice et fortement cimenté les pierres

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(1) Le cœur de cet illustre prélat déposé dans un vase de cristal renfermé dans une boîte en plomb, a été placé dans une excavation pratiquée dans le mur de la chapelle Saint- -Joseqh de l’église de Saint-Roch de Québec.

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de Quels furent les principaux évènements civils use et politiques qui se passèrent sous l’épiscopat vait de Mgr Plessis (1806-1825) ?

ége Les principaux évènements civils et politiques

qui se passèrent sous l’épiscopat de Mgr Plessis, furent: 1 © les difficultés de Sir J. H. Craig avec la chambre d’assemblée ; 2° l'exclusion des

de Juifs de l'assemblée législative, et la fondation de du collége de Saint-Hyacinthe par le curé Gi- > de rouard, en 1811; 3° la guerre de 1812; 4°

le traité de Gand, en 1814; 5° la mort presque subite du gouverneur, duc de Richmond, en 1818; la fondation des colléges de Sainte-Thérèse par le curé Ducharme, et de Chambly par le curé . Mignault, en 1824.

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Douzième Evêque de Québec :

Mgr BERNARD CLAUDE PANET.

Gouverueurs :

Comte de DALHOUSIE (1820-1828).

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