‹ Histoire populaire de l'Eglise du Canada [microforme]Chapitre 3 sur 29 · RER · texte numérisé non relu

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rents gouverneurs, guerriers et personnages politiques qui se sont succédés depuis la fondation de Québec jusqu’à nos jours. Mais ces opuscules ne font généralement que mentionner, avec quelques légers détails, les principaux évènements religieux.

On peut donc dire, en toute vérité, que nous n'avons pas d'histoire populaire de l’église du Canada renfermant, non seulement la relation suivie nt détaillée de la période apostolique illustrée par l’héroisme et le martyre de plusieurs saints missionnaires, mais renfermant en même temps la relation de cette autre période qui a vu défiler sur le siège de Québec, seize évêques, tous éminents par leurs vertus et leur intelligence.

C'est ce récit que nous présentons à ceux qui désirent connaître plus intimement ces missionnaires qui ont valu des armées à la mère-patrie, et ces évêques qui ont fait le Canada français et catholique, comme, à une autre époque, les évêques français ont fait la vieille France.

L'Histoire Populaire de l'église du Canada n’est pas un livre nouveau pour le fond, puisqu’en histoire on ne peut inventer. Mais elle est nouvelle pour la forme, parce qu’elle donne

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le récit, relativement complet, de cette epopée religieuse qui commence à de Champlain pour finir au Cardinal Taschereau,

Quiconque aura appris cette petite histoire de l’église du Canada, connaîtra par là même toute l'histoire du Canada, puisque nous terminons chaque période par une nomenclature des principaux évènements civiis et politiques qui se sont passés dans le même temps.

Comme ce travail a été préparé spécialement pour l’enfance et la jeunesse, nous procédons, naturellement, par questions et par réponses, et nous nous sommes complètement abstenu de la discussion des faits—discussion qui n'avait guère sa place dans un manuel aussi modeste,

Ce récit des œuvres de nos évêques, de nos missionnaires et de notre clergé, ainsi que de leur dévouement héroïque à la cause de la religion et de la patrie, contribuera, nous l’espérons, à raviver les sentiments de reconnaissance et d’attachement que nous devons professer pour les dignes héritiers de leurs vertus et de leur héroisme. Il fera mieux comprendre que l’émancipation ne peut, en aucune façon, favoriser nos intérêts religieux et même politiques. Il mon-

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trera qu’il est de la plus haute sagesse de marcher les yeux attachés sur ces hommes chargés d'exercer la magistrature spirituelle, dont les actes ont toujours été marqués au coin du patriotisme le plus ardent et le plus éclairé, e‘ qui, au jour d'une grande calamité, sauraient, à l’exemple de leurs prédécesseurs, sauvegarder nos intérêts religieux et politiques.

L'abbé D. GOSSELIN.

Saint-Laurent, Ile d'Orléans, 29 juin 1887.

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L'abbé D. GOSSELIN, T. B.

Le petit grain de sénevé, semé à la Basse- Ville de Québec, par les Récollets Jamay, Dolbeau et Le Caron ; arrosé par le sang de plusieurs martyrs ; cultivé par de saints évêques et un clergé modèle; a germé, grandi, et donné naissance à l'Eglise du Canada, souche de plus de soixante rejetons, et déjà célèbre dans les annales de la Chrétienté.

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