LE [K IU' GIN. — VIERGE ET SAINTS
varié : un souvenir de Ghirlandajo vous \ ient, et le Pérugin ne se montre pas inférieur au maître qu'il rappelle sous ce rapport. Quant au décorde cette scène, il est tout à fait spécial au Pérugin; non pas qu'on n'en pourrait pas trouver des exemples, même assez nombreux, dans les autres peintres contemporains ou
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antérieurs, Piero délia Francesca, entre autres; mais Pérugin lui a donné une allure et des proportions très personnelles. C'est un yaste fond, soit de
LE PEU Ut; IX. — MARIAGE DE LA VIERGE.
paysage, soil d'architecture ici c'est presque purement architectural, un temple d une belle élégance flanqué de deux arcs de triomphe dont il n'est séparé que par de grêles arbres se détachant sur le ciel et ce fond semé de petits personnages, se séparant, se rejoignant, courant, se rassemblant, avec beaucoup
ECOLE ITALIENNE
d'animation, spirituellement indiqués, comme au bout du pinceau, mais très calculés pour faire mieux ressortir lagravité des silhouettes du premierplan, sans
LE P LU OG IN. — VI Kl:., 1 El SAINTS.
pourtanl interrompre en aucune façon le grand parti pris de clarté de tout le fond. Cette clarté est un des grands éléments de l'effet, le Pérugin étant avant loul un silhouetteur de premier ordre. Peut-être môme est-ce là un des côtés caractéristiques, fondamentaux de son talent. Ici les silhouettes très tranchées du Chris)
ÎIISTOIIŒ l'ulTI. AIRE 1)K LA TEINTURE.
et des apôtres s'enlèvent en soutenu sur un fond de terrain clair, tandis que de nouveau, à l'horizon, les monuments se détachant sur le ciel, en une valeur assez nette, mais relativement modérée, soulignent surlignent serait plus exact ce parti très voulu.
Au contraire, dans d'autres œuvres, où l'art du Pérugin se joue des difficultés
LE PERUGIN.