PAUL VÉRONÈSE. - SAINTE FJUIILLE, SAINT FRANÇOIS, SAINT GUILLAUME
vivante preuve qu'en art le plus grand luxe, la plus éblouissante opulence, c'est le tact et la-propos.
Le Véronèse, Paolo Cagliàri, avait pris naissance, en 1528, au milieu d'une école nombreuse et active, qui plus ou moins procédait de Manlegna. Sans remontera Libérale da Verona, il suflil de citer quelques-uns des artistes qui étaient l'honneur de cette école, et dont il existe encore de très nobles œuvres. C'étaient Giovanni Fâlconetto (1458-1534); Caroto (1470-1546), un peintre au talent aisé, aux multiples aptitudes; Francesco Morone (1473-1529) ; Girolamo daiLibri(l i7l-1556),chezquise constate une intluence de Giovanni Bellini; Paolo Morando, dit le Cavazzola (1486-1522), un peintre peu connu chez nous, niais
JACUPO PALMA. — SAINTE.
de qui ont survécu de très beaux morceaux, notamment un portrait de premier ordre au musée de Dresde, el à Vérone toute une sérié de compositions très expressives, d'un dessin un peu raide et d'une exécution soignée encore d'un primitif; enfin Domenico del Riccio, dit Brusasorci 1494-1569), l'auteur de très importantes fresques, au palais Ridolfi, célébrant la rencontre de Charles-Quint et du pape Clément Vil à Bologne en 1530, fresques de faste el de luxe, qui ont pu exercer une intluence sur la jeunesse du Véronèse. D'ailleurs, quoique de beaucoup plus jeune, le Véronèse. protégé par le cardinal Hercule Gonzague, devait être appelé en 1552 à prendre part, aux côtés de Brusasorci, à des peintures pour la cathédrale «le Manloue (1).
(1) On ignore la destinée 'le ces peintures du Véronèse.