‹ Histoire populaire du Canada [microforme]Chapitre 179 sur 289 · FR RIRE · texte numérisé non relu

FR RIRE

SR RSI a VA EE PANNES SUD ENTRER

NS ee PIE ©

DA Lean SANTE

og a a à a Sal HAS

TT

ti am

rs ae

Dennis, qui vint les trouver comme chef de l’Etat-Major du gouverneur nouvellement nommé, qu'ils n'avaient pas demandé ce nouveau gouvernement fédéral, n'avaient pas été consultés pour le transfert de leur territoire, et n'avaient voulu risquer ni leur foyer, ni leur vie, ni leurs anciennes amitiés en s’opposant à Riel et à ses partisans métis. S'il doit y avoir un conflit-—-auquel les Indiens prendront probablement part—que le Dominion, disaient-ils, établisse parmi nous le gouvernement de son choix, sans nous demander notre opinion, et nous obéirons aux lois et nous serons de bons sujets.

Cependant, tant que le nouveau système ne sera pas établi, nous ne voulons rien risquer.

À cette attitude qui n'était pas déraisonnable, il y avait des exceptions, qui augmentèrent avec le temps, à mesure que la position de Riel devint plus violente, plus agressive. Ces exceptions se trouvèrent d'abord parmi les Canadiens de naissance en grande partie, sous la conduite du docteur (plus tard sir) John Christian Schultz, l’un des pionniers du commerce et du progrès dans la région.

Il avait été annoncé que le 1er décembre 1869, le nouveau territoire serait formellement transféré au Canada, et, dans l'intervalle, l'honorable William McDougall qui avait pris une part éminente, aux premières négocations à Londres, et aux discussions parlementaires à Ottawa, fut nommé gouverneur provisoire d'un territoire non organisé. Il fut envoyé tard à l'automne pour arranger le nouveau système constitutionnel et remplacer la compagnie de la Baie d'Hudson dans l'administration de la région. Naturellement, il n'y avait pas alors de communication par voie ferrée avec l'ouest, excepté en passant par les Etats-Unis, et le premier acte de rebellion ouverte se produisit le 21 octobre, alors que, grâce à l'éloquence persuasive de Riel, et à l'influence de ses représentations violentes et fausses un

parti de Métis armés prit possession de la grande route conduisant de la frontière internationale au fort Garry, et par laquelle devait passer

one mm

LA CONFEDERATION SE COMPLETE 4or

le nouveau gouverneur. On lui dit qu'il ne pouvait pas franchir la frontière, et lorsqu'il tenta de faire le voyage, il fut forcé par les rebelles de quitter le territoire britannique, et de se retirer a Pembina dans l’Etat de Dakota.

Riel prit alors d’autres mesures actives. Le 3 novembre, il fit entrer une troupe dans le fort Garry, déposséda la compagnie de la Baie d'Hudson, se moqua de ses protestations, lança un manifeste déclarant qu'une convention populaire serait convoquée pour établir le gouvernement du pays; il publia un journal rebelle nommé 74e New Nation et s'empara d'à peu pres tout le matériel de guerre disponible. Au commencement de janvier 1830, il forma un gouvernement provisoire dont il était président. Un Irlandais intelligent nommé O’Donoghue, devint le secrétaire-trésorier, et Ambroise Lépine, la meilleure iête militaire parmi les rebelles d'alors, fut adjutantgénéral. Vers le même temps, M. McDougall, commit la grave erreur de croire que le transfert légal projeté du territoire avait réellement eu lieu, le 1er décembre, et d'émaner ce qu'il appelait une proclamation royale au sujet de la situation existante. Lorsque l’on constata que le transfert n'avait pas eu lieu, ce document ne servit qu’à rendre la complication plus intense, et la position de McDougall devint à la fois insoutenable et intolérable. Il n’y avait rien à faire pour lui excepté de s'en retourner. Alors le docteur Schultz forma un corps

de Canadiens à moitié armés pour défier le gouvernement rebelle et

après une brave résistance, il fut vaincu et emprisonné au fort Garry avec tous ses partisans. Les détails de ses privations à cet endroit, le péril imminent où il fut d’être mis à mort pour servir d’avertissement à d’autres habitants de la colonie, son évasion, grâce à l’aide de sa femme malade, au moyen d'une lime passée en contrebande, son escalade des hautes murailles, malgré sa jambe blessée, son voyage à travers de gros bancs de neige, par une tempête aveuglante jusqu’à

un endroit où il se trouva relativement en sûreté, semblent être un récit romanesque d’un autre âge. Son voyage subséquent à pied et en raquette, à travers sept mille milles de solitude, de neige et de rivières elées, jusqu'à Duluth, aux Etats-Unis, où la longue, maigre et étique figure du Canadien, fatigué et affamé attira la sympathie générale, est encore plus intéressant. Après un court repos, il se rendit en chemin de fer dans Ontario, où, en peu de temps, il fit comprendre au public le véritable état des affaires et la nécessité d’une intervention forte et active si l'on voulait que la grande région de l’ouest fut conservée par le Dominion.

Mais nombre de choses se passèrent avant ou durant cette période. Donald A. Smith arriva au fort Garry comme commissaire spécial du gouvernement fédéral, et le futur lord Strathcona et Mount Royal exerça dans ses négociations un haut degré de tact et de conciliation. Plus tard, il engagea Riel à convoquer sa Convention projetée afin de considérer la condition future du pays. Elle se réunit le 25 janvier 1870, et passa un Bill de Droits formulant les demandes des Métis, que M. Smith se chargea de soumettre au gouvernement d'Ottawa. En même temps il demandait la nomination de délégués pour l'accompagner à la capitale fédérale. Cela fut fait et tout aurait probablement pu s'arranger si le meurtre de Scott n'eut pas eu lieu peu de temps après. A Kildonan, non loin du fort Garry, avait lieu une réunion de loyalistes et l’un des fils de John Sutherland—plus tard sénateur du Canada—fut tué d’un coup de feu par l'un des espions de Riel au moment où celui-ci cherchait à s’échapper de l'assemblée, En revenant de l'assemblée, quelques-uns des autres loyalistes furent pris et parmi eux un jeune Canadien nommé Thomas Scott. C'était une homme d'un excellent caractère et un

orangiste, et nul doute que ce dernier fait contribua a entfammer les esprits ignorants des Métis. En dépit des protestations de M. Smith /

D RE ET CSS De RS 42 1 :Ùù 4, 2 0 0 0 0 à ‘à ns n° LD Co Ce mm"

Page 1