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contre Gros-Ours. L'inspecteur et la plupart de ses hommes réussirent à s'échapper à Battleford, après avoir enduré de grandes misères. Le 24 mai, la général s'avança à la rencontre du chef indien et le trouva à un endroit nommé la Butte au Français, dont il ne put, lui non plus, s'emparer. Un grand marais se trouvait derrière la position de Gros-O::-s, et une attaque de front était impossible, de l'avis du général. 11 se retira donc au Fort Pitt, où il attendit l’arrivée du général Middleton, après sa jonction projetée avec le colonel Otter. CUT-KNIFE HILL ET FISH CREEK
Dans l'intervalle, la calonne de Battleford avait aussi essuyé ce qui parait avoir été un revers partiel Le cclonel Otter arriva à Battleford sans incident sérieux et trouva l'endroit menacé par une forte bande d’Indiens sous les ordres de l’un des chefs les plus rusés du Nord-Ouest—un nommé Poundmaker. Divers actes de déprédations avaient été commis, quelques colons venaient d'être tués et un peu de pillage avait eu lieu. Mais la situation ne semble pas avoir été aussi sérieuse qu'on l'avait représentée au général Middleton, et il n’est guère probable que le Cris astucieux aurait fait quelque <hose qu'il n'aurait pu désavouer avant d’avoir constaté la tournure que la campagne devait prendre. À l’arrivée du colonel Otter, cependant, celui-ci trouva les habitants de Battleford très alarmés et Poundmaker avec environ 200 Indiens campés à environ vingt-huit milles de distance. On disait que le chef indien hésitait entre la paix et la guerre et avait presque pris la résolution d'effectuer une jonction de ses guerriers avec ceux de Gros Ours. Afin d'empêcher cela, une reconnaisance en force fut faite par les troupes canadiennes et, à un
endroit nommé Cut-Knife Hill, Otter rencontra les braves de Pound-
maker. Il s’en suivit une mêlée générale qui eut pour résultat de mettre les canons canadiens hors de service; huit hommes furent tués, quatorze furent blessés et l’on dut se replier sur Battleford, où le colonel Otter attendit l'arrivée du général Middleton,
Tout dépendait maintenant de la première colonne et de son succès contre les forces commandées par Riel et Dumont. Le 23 avril, le général avait quitté Clark's Crossing faisant avancer ses troupes en deux divisions—une de chaque côté du bras sud de la Sakatchewan—-sur Batoche. On parcourut dix-huit milles durant }4 journée et, le lendemain matin, le détachement commandé par le général Middleton prit contact avec l'ennemi à quelques milles de la rivière dans un ravin épaissement boisé nommé Fish Creek. Les rebelles étaient bien placés derrière des épaulements très protégés et, quoique l’on fit traverser les troupes qui se trouvaient de l'autre côté de la rivière et que tout l'effectif fut engagé durant la majeure partie de la journée, l'on constata qu'il était impossible de déloger Dumont et ses hommes sans exécuter une véritable charge de front. Le capitaine James Mason—plus tard lieutenant--olonel commandant des Grenadiers Royaux, offrit de conduire la charge et insista pour obtenir la permission de le faire. Mais le général manifesta ses sentiments d'humanité en refusant de risquer la vie d’autres soldatscitoyens. Il déclara qu'il ‘en avait déjà perdu assez. Le nombre des tués et de ceux qui moururent des suites des Elessures reçues pendant la bataille s'élève à dix et le nombre des blessés dépassait quarante, Le général lui-même avait reçu une balle à travers sa casquette et les chevaux d’un bon nombre d'officiers avaient été tues sous ces derniers.
La nuit suivante fut assez triste pour des volontaires n'ayant pas l'habitude de subir patiemment une défaite et entendant encore résonner à leurs oreilles le bruit des balles et des obus. Les rebelles, cependant avaient perdu environ treize morts et dix-huit blessés, et cela semble avoir eu pour effet de les décourager, car ils se replièrent sur Batoche durant la nuit. Le général Middleton décida alors de rester à Fish Creek durant quelque temps afin de compléter l’organi-
sation de son service d'hôpitaux, attendre des approvisionnements et
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