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par l et, le 2 octobre, peu de jours avant la guerre, il y eut à Toronto une de sir £ nombreuse assemblée d'officiers de milice qui adoptèrent unanimement, avec enthousiasme, une motion des lieutenants-colonels George [enues T. Denison et James Mason, conçu comme suit: “Les membres de Lu | l'Institut Militaire Canadien, voyant qu'il est du devoir bien défini DELA de toutes les possessions britanniques de se montrer prêtes à cons son | tribuer à la défense commune en cas de nécessité, expriment l'espoir regret que, en présence de l’état des affaires dans l'Afrique du Sud, le gouonnait vernement du Canada offrira promptement un contingent de milice toutes pour aider à soutenir les intérêts de notre empire dans ce pays.” frique Î Le jour suivant, le premier ministre reçut une visite à Ottawa rande- | et dit qu'il lui semblait inconstitutionnel de faire sortir la milice, ou le part une partie de cette force, du Canada sans l'autorisation du parlement tant de | et qu’il s'écoulerait quelques semaines avant que l'on puisse réunir faction | les chambres. Sir Wilfrid ajouta* que : “Il n'y a pas de doute à -désire avoir sur l'attitude du gouvernement à l'égard des questions qui 1ement renferment des menaces contre les intérêts britanniques mais, dans le ajesté cas actuel, nos bornes sont clairement tracées, c’est pourquoi nous issance F n'avons pas offert un contingent canadien à la mère-patrie,” Nonobpleine stant ces paroles, la chose était sous considération ; tous les offres de ; service déjà reçus avaient été transmis au gouvernement impérial et vèrent È à tous on avait répondu uniformément que, durant les négociations, le haut Ë on n’accepterait pas de nouvelles troupes. d'après Le sentiment public en Canada devint bientôt trop fort pour ce POUVEE Ë quien d’autres circonstances aurait pu être un délai constitutionnel HoUva : légitime. Le 27 septembre, sir Charles Tupper, parlant à Halifax, lutton, offrait au gouvernement fédéral le plein support de l'opposition conser- FROQHIE: vatrice pour l'envoi d'un contingent et le 6 octobre, il télégraphiait la FAVeUr même chose au premier ministre. La Ligue de l'Empire Britannique se du Canada adopta une Résolution déclarant que le temps était venu tingent © The GL0De, Toronto, & CODE 8
où toutes les parties des possessions de la Reine devaient prendre part à la défense des intérêts britanniques. Le 7Ze/egraph de St. John, ardente feuille libérale, déclarait le 30 septembre que ‘“le Canada devait non seulement envoyer des troupes au Transvaal mais aussi les entretenir pendant la guerre.” Le S/ar de Montréal appela les maires à s'exprimer sur ce point et reçut des dénèches télégraphiques de ‘presque toutes les villes de la confédération appuyant l'idée d'envoyer un renfort militaire à nos co-sujets du sud de l'Afrique. M. J. W. Johnston, maire de Belleville résumait bien la teneur de ces nombreux messages en disant : “On comprend que notre pays étant associé à l'empire, doit porter la responsabilité impériale de même qu'il partage les honneurs de cette situation et en reçoit une protection.” Le Globe, de Toronto, organe libéral en chef d'Ontario, se prononça aussi de la même manière, et bientôt tout le pays, de Halifax à Vancouver, s'agita comme il ne l’avait jamais été depuis la rebellion du Nord-Ouest en 1885, et peut-être plus qu’ à toute autre époque dans le sens général de toutes les provinces à la fois.