‹ Histoire populaire du Canada [microforme]Chapitre 262 sur 289 · LS · texte numérisé non relu

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royal canadien remporta la ‘cravate de la Reine”’—l'une de celles que Sa Majesté avait tricotées pour être la récompense de chacun des quatre principaux représentants des forces extérieures ou coloniales de l'empire. Le sergent À. H. L. Richardson des Stratchonas reçut la croix Victoria pour sa bravoure sur le champ de bataille. Le capitaine H. M. Arnold des Royaux Canadiens, mourut de ses bles-

sures à la tête de sa compagnie à Paardeberg. Le lieutenant H. L.

Borden, fils du ministre de la milice, et le lieutenant J. E. Burch, de St. Catharines, tombèrent blessés à mort en conduisant leurs hommes dans une autre action. Le lieutenant M. G. Blanchard des Royaux Canadiens, qui servait dans le regiment de Derbyshire, le lieutenant F. V. Young des carabiniers de Montréal, le capitaine. €. À. Hensley du 2ième fusilier de Dublin, le lieutenant J. W. Osborne des carabiniers écossais, le lieutenant C. C. Wood du régiment de Lancashire et le lieutenant J. L. Lawlor du 6ième dragons Inniskilling sont du nombre des autres Canadiens tués à cette guerre. En septembre 1900, alors que la lutte finissait, on peut dire, on comptait 123 Canadiens tués morts de leurs blessures ou de maladie.

D'autres s'étaient distingués autrement. Le lieutenant-colonel E. P. C. Girouard des ingénieurs royaux, chargé en premier lieu de la construction des chemins de fer, et assisté par la suite des lieutenants À. E. Hodgins et C. J. Armstrong ; le lieutenant C. W. W. McLean, qui fut nommé aide-de-camp de sir H. E. Colville et reçut une commission dans l'artillerie royale ; les capitaines H. B. Stairs et À. H. Macdonell, mentionnés spécialement par le colonel Otter pour des actes de courage ; le lieutenant-colonel J. L. Biggar et le major J. C. McDougall, l’un député-adjutant-général du Canada à Cape Town et l’autre attaché aux transports par chemins de fer; le lieutenant À. C. Caldwell, directeur des cartes dans le service des renseignements ; le lieutenant-colonel W. D. Gordon de Montréal, députéadjutant-général pour l'Australie, le révérend P. M. O'’Leary de

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Québec, aumônier catholique romain des Royaux Canadiens qui secourut avec efficacité les malades et les blessés, souvent sous le feu —voilà quelques noms de ceux qui avaient à exercer des devoirs onéreux ou de responsabilité, ou qui se sont fait connaître dans les diverses branches du service militaire. Le lieutenant-colonel chirurgien G. Sterling Ryerson, qui partit en qualité de commissaire canadien de la Croix Rouge se distingua aussi et fut nommé commissaire britannique de la Croix Rouge et reçut d'autres marques tangibles de la manière dont les autorités appréciaient son travail. Le lieutenant-colonel Samuel Hughes qui d'abord, à cause de son attitude au début de l'affaire, n'avait pas reçu de nomination régulière comme il aurait pu s’y attendre sans son insubordination, partit pour l'Afrique du Sud à ses propres frais et on lui procura l’occasion de se racheter en lui donnant un commandement dans le torps de sir Charles Warren. Il montra de la bravoure et de l’habileté dans la guerre irregulière qui se faisait en ce moment mais perdit toute valeur par suite des lettres qu'il écrivait à ses amis et par ses coups de dent à l'adresse du gouverneur-général et du général Hutton.

Telle est l’histoire de la participation du Canada et des troupes canadiennes dans cette lutte mémorable. Notre part est considérable et hors de proportion avec le nombre d'hommes que nous avons mis à l'œuvre. Songeons que les 3,000 Canadiens étaient à côté de 15,000 volontaires de la colonie du Cap, de 5,000 donnés par le petit gouvernement de Natal, et 8,000 sortis de l'Australie. Mais l'affirmation ouverte d'un nouveau et grand principe concernant la défense impériale ; la révolution produite dans les méthodes de la guerre par la facilité qu'ont les forces coloniales à se mobiliser ; les agissements de ces troupes elles-mêmes qui ont fait preuve de tant de ferineté de discipline et de bravoure—tout cela nous donne raison de considérer l'apparition du Canada dans cette guerre comme un des grands événements de l’histoire. La conduite des troupes coloniales leur a

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