PROGRES DE LA LITTERATURE ET DU JOURNALISME
La littérature n’a pas exercé une grande influence dans l’histoire du Canada. Les travaux des champs, l'exploitation des forêts, des lacs et des rivières furent l'unique occupation des premiers colons. La hache du colon, les radeaux du marchand de bois, le canot du voyageur, le fusil du chasseur personnifiaient le nécessaire et le but pratique de la population. Plus tard de vifs penchants politiques se développèrent chez le peuple et la presse et le pamphlet prirent la place des livres et de ce que l’on regarde généralement comme la littérature. Il y eut quelques noms marquants et quelques œuvres qui ont survécu, ‘et on les trouve surtout chez les Canadiens-français. Ils cultivèrent la poésie, la musique, la chanson et les arts légers longtemps avant que ces arts aient pénétré dans les forêts d’Ontario ou les déserts de l'Atlantique. Mentionnons les noms de Charlevoix, Bibaud, Ferland, Faillon, de Gaspé et Gérin-Lajoie. Dans la langue anglaise, Robert Christie et Henry H. Miles dans la province de Québec, John Mercier McMullen dans Ontario, Murdoch, Campbell, Gesner et Archer dans les Provinces maritimes furent des historiens de mérite. Puis vint la période brillante de Thomas Chandler Haliburton, l’inimitable ‘ Sam Slick,” le fondateur d’une école distincte d’Aumour, le mieux connu des écrivains canadiens jusqu'à une date récente.
Après la période moyenne connue par les ouvrages de Henry J. Morgan, W. J. Rattray, Aipheus Todd, Edmund Collins, John Charles Dent, George Stewart, Heavysege, Sangster et McLachlan, la littérature canadienne augmenta considérablement. Le docteur
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William Kingsford, historien, Sir John George Bourinot, comme autorité constitutionnelle et historien, Charles G, D, Roberts, poète et romancier, Archibald Lampman et W. Wilfrid Campbell, poètes de grand mérite, WilliamKirby, l'auteur du “ Chien d'Or," Sara Jeanette Duncan, Lily Dougall, Robert Barr, William McLennan, S. Francis Harrison, romanciers, Louis Fréchette, le plus grand des poètes canadien-français, Gilbert Parker, l'un des grands romanciers du monde, Benjamin Sulte, le lieutenant-colonel George T. Denison, le docteur George R. Parkin, tous ont fait leur marque dans la littérature canadienne. Plusieurs autres noms pourraient et devraient même ftre mentionnés dans la poésie, les sciences, la biographie, l’histoire t toutes les autres branches de l’activité littéraire, mais ceux-là suffisent pour montrer que le Canada a progressé dans cette voie, comme dans toutes les autres, et a pris sa place dans la littérature moderne,
Quant au journalisme, si on le compare au développement des autres branches d'activité, le Canada n'a guère tenu sa place. Il a toujours excellé quant à la vigueur et à la force d'expression, mais il lui manquait la culture intellectuelle et la largeur de vue. Parmi les noms historiques, mentionnons ceux de Joseph Howe, George Brown, Egerton Ryerson, Francis Hincks, William Annand, William Elder, John Livingston, Etienne Parent, J. B. E. Dorion, Médéric Lanciot, Joseph Dôutre, J.E. Cauchon, Ronald Macdonald, Raphael Bellemare, Thomas White, John Cameron, John Reade, George Murray, E. Goff Penny, Peter Mitchell, John Dougall, David Kinnear, D’Arcy McGee, William Lyon Mackenzie, James Lesslie, William McDouvgall, Hugh Scobie, George Sheppard, Daniel Morrison, Samuel Thompson, J. Gordon Brown, J. C. Patteson, William Fisher Luxton, Nicholas Flood Davin, D. W. Higgins et John Robson. De l'Atlantique au Pacifique ces noms sont connus à travers les luttes politiques d'un siècle. Plusieurs d'autre eux se distinguèrent aussi dans d’autres
sphères et tous étaient doués de grandes capacités.
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