LIVRE SIXIÈME
I. — Le germent de r Assemblée : l'abbé Grégoire» Talleyrand; Gobel} signes d'intolérance dans l'Assemblée; Barnave; Cazalès 351
II. — La séance du 4 janvier 1791 : l'agitation au dehors; les dispositions du clergé; dernière tentative de l'abbé Grégoire : Barnave. — L'appel nominal; l'appel collectif. — Serments prêtés ou refusés parmi les membres ecclésiastiques de l'Assemblée 356
III. — Le serment à Paris. — Manœuvres et pression. — La journée du 9 janvier 1791 : l'église Saint-Sulpice j les gardes nationaux officient
dans certaines églises. — Proportion des serments prêtés et refusés dans le clergé de Paris. — L'Assemblée nationale : quelles craintes percent sous son assurance : loi du 7 janvier 1791 : instruction du 21 janvier 363
IV. — Le serment dans les départements. — Les curés : quels sentiments contradictoires éveille en eux la Révolution : l'homme de Dieu et l'homme de la terre. — Comment l'année 1789 est, malgré certains signes troublants, l'année des espérances : l'année 1790 et ses désillusions. — La Constitution civile : impressions des cui^s de campagne.
— Comment le décret du 27 novembre détruit tout espoir d'entente.
— Terrible crise morale : quelles raisons poussent à prêter ou à refuser le serment. — Serments et refus purs et simples : serments restrictifs: par quelles formules variées à l'infini les prêtres essayent de satisfaire à la fois à la loi civile et à leur conscience. — Quelle a été la proportion des ecclésiastiques assermentés et des prêtres fidèles : épiscopat : clergé des villes : clergé rural; quels éléments complexes rendent toute supputation difficile : quels chiffres paraissent devoir être adoptés ij72
V. — Première organisation de l'Eglise nouvelle. — Elections épiscopales. — De l'Institution canonique et du sacre; quel embarras met un instant en péril l'Eglise constitutionnelle. — Talleyrand : le sacre dans l'Eglise de l'Oratoire (24 février 1791) : les consécrations qui suivent.
— Les élections des curés : comment, à Paris, le recrutement du clergé constitutionnel est assez aisé : comment, en province, on peut dès l'abord deviner toutes les divisions qui éclateront 399
VI. — Installation des évêques constitutionnels. — Les catholiques non conformistes : leurs critiques, leurs épigrammes : où réside le vrai danger 409
VII. — Les populations des campagnes ; comment jusqu'ici elles ont été peu atteintes par les innovations religieuses. — Comment la loi sur le serment scinde en deux le clergé : quelles contrées sont particulièrement troublées. — Les deux curés, les deux cultes : mise en quarantaine de l'assermenté. — Les brefs du pape (10 mars et 13 avril 1791). — Premiers symptômes de lutte civile 415
VIII. — Les modérés : Bailly; La Fayette; les membres du directoire de Paris : comment ils craignent d'être débordés. — Symptômes croissants d'intolérance religieuse : Me^îdame';, tantes du roi, arrêtées à Arnay-le-Duc : scènes honteuses dans les chapelles où officient les nonconformistes. — Arrêté mémorable du département de Paris (11 avril 1791) : en quoi il empire et améliore la situation des catholiques fidèles, et comment il établit, quoique avec d'inquiétantes restrictions, la liberté des cultes. — Scènes de violence à l'église des Théatins. — L'arrêté du département de Pari=; devant l'Assemblée : théorie de Treilhard : discours de Talleyrand et de Sieyès : loi du 7 mai 1771 : au prix de quels sacrifices elle accordait la liberté : quelle pourrait être, sous le régime de cette loi, la condition des catholiques romadns 424
IX. — Comment tout conspire pour rendre impuissant tout essai de
TABLE DES MATIÈRES 5ia
liberté des cultes. — L'Assemblée : nouveaux décrets rigoureux. — Désordres et violences : scènes du Palais royal; nouvelles scènes à l'église des Théatin'=. — Impuissance de l'autorité et surtout des ministres. — Le roi : sa faiblesse : comment sa conduite offre un curieux mélange d'hommages et de résistances à la Constitution civile 435
X. — Le personnel de l'épiscopat constitutionnel : les hommes : les caractères : les premiers actes. — Tournées pastorales : déceptions et avanies de toute sorte : les fidèles : les prêtres; les religieuses : comment sous l'accumulation des mécomptes, le« évêques intru>, d'abord bien intentionnés, s'exa-pérèrent : comment s'affermit en eux l'idée de faire appel au bra^ séculier. — Où e;t U bras séculier de la Révolution. 446
XL — Les clubs : leur origine; clubs de village ou de petite bourgade; clubs dans les villes; clubs à Paris. — Les clubs et la religion. — Comment les clubs sont attirés vers la constitution civile : comment les prêtres constitutionnels sont à leur tour attirés vers les clubs. — Comment les membres des clubs, dans les provinces, reçoivent les évêques, les haranguent, organisent les fêtes en leur honneur. — Comment ils deviennent, de thuriféraires, dénonciateurs et provocateur^; de mesures persécutrices. — Essais d'intimidation ou d'émeute : les religieuses i les Carmélites des Couëts 460
XIL — L'événement de Varennes (21 juin 1791). — Quelle en fut la répercussion sur les affaires religieuses. — Idée de soumettre à un
régime d'exception les prêtres insermentés Arrêtés départementaux
internant ou éloignant les réfractaires. — Comment l'Assemblée constituante homologue l'arrêté du département du Bas-Rhin (17 juillet 1791). — De diverses mesures prises ou réclamées par les autorités locales. — Quel est le sort de la loi libérale du 7 mai 479
XIII. — La fin de l'Assemblée constituante. — De quelques symptômes de crainte ou de repentir : idée de fortifier un peu le pouvoir royal i répression du Champ-de-Mars, et mesures de réaction. — Impuissance des constituants : comment la principale cause de cette impuissance réside dans la constitution du clergé. — De quelques mesures où se marque un léger retour de tolérance religieuse : l'amnistie. — Le roi accepte la Constitution (13 septembre 1791) : sous quelle impression l'Assemblée se sépare 492