‹ Histoire religieuse du département de l'Hérault (volume 2)Chapitre 18 sur 60 · Saint-Denis · texte numérisé non relu

Saint-Denis

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Mon projet seroit de faire l'installation sans que le peuple put s'appercevoir de la quantité des troupes qui seroient sous les armes ; lui montrer une force majeure, est, à mon avis, lui faire croire qu'on le redoute, tandis que, je pense au contraire qu'il faut l'habituer à respecter, tant les magistrats sans escorte, que le plus petit nombre de la garde nationnale.

Observations

1^ En cas d'émeute le jour de l'installation, ce que Je ne crois assurément pas, vous devés croire que les gardes nationnales des lieux circonvoisins se jetteront en foule dans notre Cité. Je ne doute point de leur patriotisme ; mais des gens, dont les chefs pourroient à peine distinguer les bons patriotes d'avec les mauvais, seroient dans le cas de commettre des grands malheurs. Le mot d'ordre qu'on pomTa donner à tous les officiers et 80usK)fBcier8 de service, ainsi que les troupes de ligne placées aux postes, me paroît obvier à tous ces inconvéniens.

2<> En cas de révolte à l'hôpital de force, les postes des portes Blanquerie, Carmes et Pérou, enverront audit hôpital sur la simple réquisition d'une ordonnance, dix hommes par poste. On aura de suite soin d'avertir la municipalité.

3^ Les troupes du poste de la porte de Nîmes veilleront à ce qu'il ne soit fait aucun rassemblement dans ledit faubourg.

49 Les troupes du poste de la Colonne ne pourront le quitter sous aucun prétexte. A la plus petite alerte, on se rangera en bataille devant l'échafaudage.

PIÈCES JUSTIFICATIVES XJ

50 Les Compagnies de cavalerie et de dragons se rassembleront le plus secrètement possible au manège et se jetteront dans la Citadelle, en entrant par la porte de frize. La Compagnie de cavalerie n<> 1 se placera, rangée en bataille, dans le chemin couvert de la citadelle. La compagnie des Dragons libres se placera rangée en bataille, dans le chemin couvert du cotté du Pont- Ju vénal. Ces troupes auront ordre de soutenir le poste de l'échafaudage, au cas qu'il vint à être attaqué; elles ne pourront non plus laisser passer aucune troupe armée, qu'elle ne soit conduitte par un adjudant-général; on exigera néanmoins le mot d'ordre,

6« Il y aura un a'djudant-général qui commandera le poste de la Colonne, les trois Compagnies de troupes à cheval et le poste de la Citadelle.

7^ Il y aura un adjudant-général qui commandera les troupes embusquées dans l'évêché et il ne se portera sur S' Kerre qu'à la réquisition d'un aide de camp.

89 Une heure avant l'installation, 50 hommes du Coureau et 30 hommes de Boutonnet se porteront sous le i)ont du Pérou, afin d'être à portée de S^ Anne, si le besoin l'exige.

90 Les volontaires de service chés les Capitaines se borneront à faire des patrouilles dans les différents quartiers de la ville. Les patrouilles ne seront composées que de cinq hommes. Les capitaines auront soin qu'il n'y ait jamais qu'une seule patrouille en course ; toutes les deux heures un adjudant-général faira la ronde des postes. On ne pourra exiger le mot d'ordre aux patrouilles que du Cotté de la Citadelle; et au cas qu'elles sortent delà ville, lorsqu'elles voudront rentrer.

10<> Si par hazard on avoit besoin des postes qui seront chez les Capitaines, on ne prendra que 15 hommes par poste, qu'on ralliera dans un même lieu, afin de pouvoir présenter une force majeure qui sera composé de 240 hommes. Le restant des postes aura soin de veiller à ce qu'il ne soit commis aucun désordre dans les quartiers dépourvus de troupes.

11<> Le poste de la Municipalité sera dans le temps de l'installation rangé en bataille devant la porte de la Maison Commune. Les Canonniers ou Artilleurs se porteront avec leurs pièces sur la place qu'on leur indiquera.

xij l'assemblée constituante

12<> Le Major-général de la Légion restera à la Conunune avec un adjudant-général du temps de l'installation. Ils se porteront dans les quartiers où leur présence sera nécessaire.

13<^ Du temps de Tinstallation un adjudant-général se portera aux différentes portes pour maintenir le bon ordre.

140 Le Colonel et le Lieutenant-Colonel de la Légion, accompagnés de leur quatre aides de Camp, suivront à rinstallation la municipalité.

15<> Je donne la préférence aux troupes de ligne pour rinstallation, vu leur subordination ; les femmes, naturellement curieuses et babiliardes, se porteront en foule aux différentes paroisses, enflammées par un esprit de religion, elles ne manqueront pas de tourner en ridicule les gai'des nationalles de leur connoissance ; et, une plaisanterie, mauvaise en vérité dans le principe, peut occasionner toutte sorte de malheurs ; le sérieux, au contraire, des troupes de ligne les effrayera, et elles redouteront des hommes qui leur sont étrangers et qu'elles n'auront jamais vu.

Je voudrois, si c'était possible, que le jour de l'installation, on n'entendit dans la ville ni tambour ni trompette.

Chaque volontaire de service doit avoir au moins 30 Coups à tirer.

L'état-major demande 4,000 cartouches et les carcouches (gargousses) à la disposition des canonniers, les petits canons et 2 chevaux pour atteler deux gros canons sur la place de la Maison Commune.

Pour le soir : Requérir une garde de 10 hommes chez chaque Capitaine en se retirant. Conserver, dimanche, les troupes de ligne aux postes de la Maison Commune, du violon, de Tévéché et des portes de la ville, et toute la nuit, l'évêché, excepté les troupes de ligne au quartier.

Faire faire des patrouilles jusque neuf heures des postes du Cap"« de violon et de la Maison Commune. Allumer les réverbères dimanche.

Pour la semaine : Les postes du violon et de la Maison Commune renforcés par 15 hommes de troupes de ligne pendant le jour et faire des patrouilles. Allumer pendant toute la semaine.

PIÈCES JUSTIFICATIVES XÎij

Point de gardes particulières aux Cures. Les patrouilles requises de surveiller leurs maisons ; renforcer les portes des Carmes, du Peyrou, de la Sonnerie. Pour faire des patrouilles, en les requérant de pretter main forte, pour accompagner le Curé, si on a besoin de son ministère pendant la nuit, et M. le Curé aura soin de demander cette main forte, s'il la juge nécessaire. Le poste du violon est pour M. le Curé de N«-Dame.

PV« IV

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