‹ Histoire religieuse du département de l'HéraultChapitre 66 sur 141 · I. — LES COUVENTS D'HOMMES I. — LES AUGUSTINS DE M0NTAGNAC · texte numérisé non relu

I. — LES COUVENTS D'HOMMES I. — LES AUGUSTINS DE M0NTAGNAC

Dans un des faubourgs de Monlagnac, existait une petite communauté de Pères Augustins, composée dans le

(1) Nous ne voulons pas anticiper sur les événements. Quelques mots suffiront pour donner une idée complète des prêtres séculiers d'Agde. Lorsque la France catholique eût à subir la Constitution civile du cierge, quelques curés du diocèse, trompés par une conscience mal éclairée, prêtèrent le serment qu'on leur demandait. De ce nombre se trouvèrent : Donnette (aîné), curé de Nézignan; - Pernys, curé de Florensac ; - Ricard, curé de Castelnau de Guers. Dieu fit à ces malheureux la grâce d'ouvrir leurs yeux à la lumière, comme autrefois à Saûl qui de persécuteur du Christianisme en devint apôlre. Revenus de leur erreur momentanée, ils se relevèrent et eurent le mérite de réparer autant qu*il était en eux, par leur courage et leur persévérance au milieu de la persécution la plus atroce, une faiblesse dont ils n'avaient pas compris d'abord toute la portée. Trois ou quatre autres, tombés comme eux, n'eurent pas, comme eux, la générosité de revenir à Dieu et de réparer leur faute et leur scandale. Qu'il nous suffise d'avoir indiqué le nombre de ces apostats, sans en publier les noms.

(2) Arch. de l'Hérault, Fonds des Augustins de Montagnac; Reg. des Recettes et des Dép. du i7 mai i775 au i" février i79i.

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130 LE CLERGÉ RÉGULIEa ET LES COMMUNAUTÉS

principe de 7 à 8 membres et qui, vers la fin du siècle dernier ne comptait plus que deux religieux : le père Prieur et un frère convers, auxquels venait parfois s'adjoindre un troisième individu dont la santé demandait du repos. Le petit nombre des habitants du couvent est confirmé par ce fait assez curieux. Une pièce d'étoffe de serge, envoyée de Montpellier le 7 mai 1778, et coûtant 44 livres 8 sous, avait présenté assez d'ampleur « pour habiller toute la communauté ».

Année moyenne, les recettes s'élevaient à la somme de h à 6,000 livres qui auraient dû suffire et au-delà pour les dépenses de la maison ; mais elles étaient employées en partie à l'acquit de lourdes charges ; au point que le P. Prieur se trouvait parfois dans la nécessité de faire à ses parents de petits emprunts, bientôt remboursés sans doute, mais dont la fréquence n'indiquait pas une caisse bien fournie.

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