CHAPITRE XV
- Mon âme a soif du Dieu vivant. Quand donc reviendrai-je? Quand pourrai-je contempler encore la face du Seigneur ?
■ Les larmes sont pour moi le pain du malin et le pain du soir, depuis que chaque jour ils me disent : Où est ton Dieu ï
> Alors je me rappelle que, moi aussi, j'allais au tabernacle du Seigneur avec la foule joyeuse qui célébrait la fête solennelle.
« Pourquoi es-tu si triste , Ô mon ameï quel trouble jettestu en moi ! Espère en Dieu , aie confiance.
n Et cependant mon âme est encore troublée et gémissante, car il m'est revenu un souvenir des borda du Jourdain, un souvenir de la petite montagne d'Hermon.
« A la vois des tempêtes la vague monte et recouvre la vague : ainsi, Seigneur, tes ilôts ont passé sur moi.
• Mon Dieu, pourquoi m'oublierï pourquoi me laisser marcher triste et abattu au milieu de mes ennemis qui me raillent et chaque jour me répètent : Où est ton Dieu'ï •
Cependant ils se souvenaient du premier esclavage en Egypte , ■ cette dure maison de servitude , >■ et malgré leurs souffrances ils se reprenaient à espérer.
« Jéhovah a sauvé les captifs d'Israël, alors la joie élait sur nos lèvres et les chants de triomphe dans notre bouche. Et les nations disaient : Pour eux , quelles grandes choses le Seigneur a faites!
» Détourne donc, Seigneur, notre captivité, comme autrefois tu détournas le grandes eaux du midi.
■ Ceux qui sèment dans les larmes doivent moissonner dans la joie. Ils sont allés et, pleurant et gémissant, ils ont jeté leurs semences. Us sont revenus ei, joyeux, ils chantent et emportent leurs gerbes nombreuses. »
Ainsi , aux bords des fleuves de Babykme, Israël chantait ses douleurs et ses espérances.