CHAPITRE XV
des rois , avec ses chars de guerre , ses cavaliers et la foule des il al ions.
i Tu disparaîtras sous la poussière soulevée par les pieds de ses chevaux ; et la vois de ses cavaliers , le bruit de ses chars, ébranleront tes murs.
« Alors cesseront tes concerts; alors on n'entendra plus le son des harpes.
Les îles trembleront au bruit de ta chute ; et , aux cris lugubres des mourants , les princes de la mer descendront de leur trône; ils rejet ten nt les insignes de leur grandeur, leurs vêtements superbes ; et , frappés d'épouvante , assis sur la terre, ils diront avec des pleurs :
- Gomment es -tu si malheureusement tombée, 5 ville superbe ?
«Tyr, tu disais en toi-même : Je suis une ville d'une beauté parfaite.
■ Je m'élève au milieu des eaux. Je suis bâtie de cèdres de Sénir, et les cyprès du Liban ont servi de mâts à mes vaisseaux.
« Avec les chênes de Basan , on a fait mes rames ; mes temples sont d'ivoire, ma couche de lin d'Egypte, ma tente d'hyacinthe et de pourpre.
« Les princes de Sidon et d'Aradus m'ont servi de rameurs, mes sages de pilotes.
- Les Perses, les Lydiens et les hommes de Libye combatl aiftiit pour moi ; sur les flancs de mes navires , ils suspendaient leurs casques et leurs boucliers.
« Sur mes murailles, dans mes tours, veillaient les enfants d'Aradus, et le long des créneaux ils attachaient leurs carquois.
« Carlhage, la Grèce et Rhodes ; Juda, Damas et l'Arabie, et Saba et Assur, trafiquaient avec moi, et remplissaient mes places d'argent et d'or!
• Oui, cité superbe, tes rameurs t'ont conduite sur les grandes eaux, mais le ventdumidi t'abrisée au milieu de la mer.
« El les rameurs, tes conseillers, tes pilotes , tes soldats , tes richesses , en ce jour de ruine, descendront avec toi au fond des eaux.
LA CAPTIVITÉ
nEt, assis au rivage, la tète couverte de cendres, leurs fils crieront: Qui était semblable à Tyr? Cependant elle s'est tue au milieu des flots ! »
A l'Egypte, le pruphéte irrité disait :
« Je viens à toi, Pharaon d'F.gypie , à toi , grand dragon couché au milieu de tes fleuves, et qui dis : Ces fleuves sont à moi, c'est moi qui les ai fails.
- Je mettrai un frein à tes mâchoires; j'attacherai à tes écailles les poissons de ton fleuve , et je te tirerai du milieu de tes eaux,
■ Je te jetterai au désert , et tu seras livré en proie h tons les oiseaux du ciel, h toutes les bêtes de la terre.
» Alors tous les hommes d'Egypte sauront que c'est moi qui suis le Seigneur, car tu n'as été, pour la maison d'Israël, qu'un roseau fragile.
•i Quand elle s'est appuyée de la main sur toi, tu t'es brisé, et tu lui as déchiré les reins.
« Mais voici le roi de lïabylone qui n'a pas trouvé sa proie devant Tyr, a ce siège terrible où touie épaule est devenue pelée, oîi toule tète est devenue chauve.
«Je lui donnerai l'Egypte, dit le Seigneur, et il en emportera les dépouilles. Le jour sombre arrive; l'épée vient; la fin des nations est proche. »
Dans une autre prophétie, il dit eneore :
.. Au nom du Seigneur, je parle a Pharaon et à son peuple : A- qui, dans ton orgueil, oses-tu te comparer?
u Vois Assur; il s'élevait comme un cyprès du Liban; ses branches étaient touffues, sa cime se cachait dans les nuées, et l'eau du ciel l'avait nourri.
• Ses fleuves coulaient aulour de ses racines, et il envoyait ses ruisseaux à tous les arbres des champs.
« Tous les oiseaux du ciel nichaient dans ses branches ; toutes les bêtes des forêts avaient déposé leurs petils sous ses rameaux; à son ombre, habitait la multitude des nations.
« Mais parce qu'il s'était élevé avec orgueil, des étrangers sont venus qui l'ont coupé sur la montagne. Ses rameaux ont roulé dans les vallées, ses racines ont été arrachées,