‹ Histoire sainte d'apres la BibleChapitre 196 sur 251 · CHAPITRE XXIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXIV

Parabole de la hrebl* égarée*

A quelques jours de là, sur le mont des Oliviers, vis-avis de Jérusalem, Jésus répéta à ses disciples l'oraison dominicale qu'il avait déjà donnée dans le sermon sur !a montagne, et leur parla encore des qualités et de la puissance de la prière; puis i) alla assister a la fête de la Pentecôte, et retourna à Capharnaum. Dans cette ville, il ne dédaignait pas de parler, de converser, de manger même avec des publicains et des pécheurs. Les pharisiens en murmuraient, mais il leur proposa la parabole d'un homme qui, ayant cent brebis, en perd une et abandonne les quatre-vingt-dixneuf autres pour chercher celle qui est égarée; lorsqu'il la retrouve, ajouta-il, il la met sur ses épaules, et s'en revient joyeux; il appelle ses amis, ses voisine, et leur dit : « Réjouissez-vous avec moi, car j'ai trouvé ma brebis qui était perdue. »

L'Enfant prodigue.

Jésus dit encore ; - Un homme avait deux fils dont le plus jeune dit k son père : Mon père , donnez-moi ce qui doit me revenir de votre bien. Et peu de jours après il s'en alla fort loin dans un pays étranger, où son patrimoine fut bientôt dissipé au milieu des débauches. Quand il eut tout dépensé, une grande famine survint en ce pays ; il tomba dans la misère, et se trouva forcé de s'attacher au service d'un homme qui l'envoya dans sa maison des champs pour y garder les pourceaux. Là, il eût été bien aise d'apaiser sa faim avec les cosses qu'on jetait à ces animaux, mais personne ne lui en donnait. Alors il rentra en lui-même et dit : Combien y a-t-il chez mon père de serviteurs qui ont plus de pain qu'il ne leur est nécessaire î et moi je meurs ici de faim; il fautqueje parte, j'irai trouver mon père et je lui dirai : Mon père, j'ai péché contre le ciel et contre vous, je ne suis plus digne d'être appelé votre fils, traitez-moi comme l'un de vos serviteurs.

■ Il partit donc; il était encore bien loin quand il fut

aperçu et reconnu par son père, qui, se sentant touché de compassion, courut à sa rencontre, se jeta dans ses bras et le couvrit de baisers. Mon père, lui dit son fils, j'ai péché contre le ciel et contre vous, je ne suis plus digne d'être appelé votre enfant. Mais le père donna ces ordres aux serviteurs : Apporte! promptement la plus belle robe, et revêtez-en mon fils, mettez-lui un anneau au doigt et des sandales au* pieds; amenez aussi le veau gras et tuez-le; mangeons et faisons bonne chère, parce que mon fils que voici était mort et il est ressuscité; ii était perdu et il est retrouvé.

« Cependant le fils aîné revint des champs, et quand il fut proche de la maison il entendit les concerts et le bruit des danses; il appela un serviteur pour s'informer de ce qui venait d'arriver, et celui-ci répondit : Votre frère est

en conçut quelque ressentiment et refusait d'entrer; son père vint, et comme il le priait avec instance : Depuis tant d'années que je vous sers, lui dit-il, je ne vous aï jamais désobéi, et jamais cependant vous ne m'avez donné un chevreau pour me réjouir avec mes amis; mais aussitôt que votre autre fils est revenu, après avoir mangé son bien en des sociétés mauvaises, vous avez tué pour lui le veau gras. — Mon fils, répondit le père, vous êtes toujours avec moi et tout ce que j'ai est îi vous, mais il fallait faire festin et nous réjouir, parce que votre frère que voici était mort et il est ressuscité; il était perdu et il est retrouvé, -

Les Petits enfanta Dénis.

Un jour on lui présenta des petits enfants afin qu'il leur imposât les mains; comme ses disciples les repoussaient : « Laissez venir à moi ces enfants, leur dit-il, car le royaume du ciel est pour ceux qui leur ressemblent. Gardez-vous bien, ajoutait-il, de mépriser aucun de ces petits; car je vous déclare que dans le ciel leurs anges voient sans cesse la f ace de mon Père. »

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