CHAPITRE XXIV
vuiller? — C'est, répondirent-ils, que personne ne noua a loués, et il leur dit : Allez-vous-en donc aussi à ma vigne.
Le soir étant venu, le maître dit à celui qui avait le soin de ses affaires : Appelez les ouvriers, et payez-les, en commençant par les derniers.
<. Ceux donc qui n'étaient venus a la vigne que vers la onzième heure s'étant approchés, reçurent chacun un denier. Ceux qui avaient été loués les premiers, venant à leur tour, crurent qu'on leur donnerait davantage, mais ils ne reçurent non plus qu'un denier chacun, et en la recevant, ils murmuraient contre le père de famille, et disaient : Ces derniers n'ont travaillé qu'une heure, et vous les rendez égaux à nous, qui avons porté le poids du jour et de la chaleur. Mais pour réponse il dit à l'un d'eux : Mon ami, je ne vous fais point de tort; n'étes-vous pas convenu avec moi d'un denier pour votre journée? Prenez ce qui vous appartient, et vous en allez : pour moi , je veux donner à ce dernier autant qu'à vous. Ne m'est-il donc pas permis de faire ce que je veux? Ainsi, les derniers seront les premiers, et les premiers seront les derniers; parce qu'il y en a beaucoup d'appelés, mais peu d'élus. »
Jé*iui enseigne dans le Temple- La féte des Tabernacles, qui durait huit jours, allait être célébrée dans Jérusalem ; ceux des parents de Jésus qui ne croyaient pas en lui le sollicitèrent alors de se rendre au temple, afin de se manifester à tout le peuple, mais il leur répondit que son temps n'était pas encore venu : cependant, au cinquième jour de la fête, il parut dans le temple et enseigna publiquement; les Juifs s'avancèrent et dirent : « Comment cet homme sait-il les Écriture;, lui qui ne les a jamais étudiées ? — Ma doctrine n'est pas de moi, réponditil, mais du Père céleste qui m'a envoyé; celui qui parle de soi-même cherche sa propre gloire, mais qui cherche la gloire de celui qui l'a envoyé ne commet pas d'injustice.... Pourquoi doncchcrebcz-vuiis; a me l'aire mourir? » Les Juifs, irrités par ces paroles, envoyèrent des soldats pour le saisir;
mais on ne le put trouver : son heure n'était pas encore venue.
Le dernier jour de la fêle des Tabernacles, Jésus, debout au milieu du temple, disait: « Si quelqu'un a soif, qu'il vienne à moi et qu'il boive, il sortira de son sein des sources d'eau vive. » Il y eut alors une grande rumeur parmi le peuple; les uns disaient qu'il était le Messie, mais plusieurs répondaient : » Le Christ viendra de la race de David et de Bethléfaem. Celui-ci est venu de la Galilée. >■ Ils le croyaient né à Nazareth où il avait été cic--,v, et où habitaient Joseph et Marie avant sa naissance.
ï.ji Femme adultère.
Jésus passa la nuit sur la montagne des Oliviers : le lendemain il revint au temple; pendant qu'il instruisait le peuple, des pharisiens amenèrent devant lui une femme surprise en adultère et dirent : « Moïse ordonne que la femme convaincue de crime soit lapidée; que prononces-tu? ■ Jésus ne répondit pas, il comprenait que les pharisiens voulaient l'embarrasser et tirer de sa réponse un sujet d'accusation contre lui; cependant, pressé par leurs questions, il dit : •> Que celui d'entre vous qui est sans péché lui jette la première pierre. » Ceux-ci l'ayant entendu parler de la sorte se retirèrent les uns après les autres. Alors Jésus dit à cette femme : <■ Où sont ceux qui vous accusent? Quelqu'un vous a-t-il condamnée? Et moi non plus je ne vous condamnerai pas ; allez , et ne péchez plus. »
Ciiiï-r Ifcou de l'a rcugle-ne*
Le lendemain, Jésus aperçut dans une rue de la ville un homme qui était aveugle depuis sa naissance. Ses disciples, pensant , comme beaucoup de Juif- , que celte infirmité supposait un châtiment, lui deman Ji-i ont si cet homme était né aveugle pour la punition de ses péchés ou de ceus de ses parents: «Cet homme ni ses parents n'ont pfkné , répondu Jésus, mais il est né ainsi pour que les œuvres de Pieu s K