CHAPITRE XXXI
Auguste, avant d'être exécutes. Archùlaùs parut se soumettre an désir de son père ; il refusa la couronne que les soldats lui présentaient, et ne voulut pas encore prendre le titre de roi; mais il en exerça le pouvoir; et des séditieux, ayant voulu !e forcer de réformer un jugement prononcé par son père 1 , il en fii égorger trois mille dans l'enceinte du temple el dans le sanctuaire. ,
Cette émeute apaisée, Arclu-laiii luissa le soin de sa maison et la conduite du royaume à son frère Philippe et partit pour Rome. Hérode Antipas, à qui le premier testament de son père donnait le trône, s'y rendit aussi, poussé par les conseils de Salomé. Tous ses proches se joignirent à lui , moins par affection que par haine pour Archélaiïs; car leur désirétaild'avoir Auguste même pour maître. Ils espéraient jouir, sous la domination romaine, d'une liberté et surtout d'une sécurité plus grande.
Pendant l'absence d'Archélaûs, de grands troubles éclatèrent. Des brigands désolaient le pays ; quelques-uns prenaient même le titre de roi, comme leberger Alronge et l'ancien garde d'Hérode Simon; un officier romain, l'intendant Sabinius, profitait de ces désordres pour assouvir son avidité. De sorte que l'autorité d'Arcliélaiis , auquel on attribuait tous ces maux, était ébranlée déjà avant d'avoir été établie. D'autres obstacles s'élevèrent encore. Cinquante ambassadeurs des Juifs vinrent du consentement de Varus , gouverneur de Syrie, demander qu'Auguste leur permît de vivre selon leurs lois, et plus de huit mille Juifs, qui demeuraient alors dans la capitale de l'empire, appuyèrent cette demande. Philippe se rendit en même temps à Rome par le conseil de Varus et sous le prétexte d'assister son frère, mais en réalité dans l'espérance d'obtenir quelque chose si les ambassadeurs étaient écoutés, ou si le royaume était divisé entre les enfants d'Hérode.
Auguste déjoua tous ces projets ambitieux. Il remit & Ar-
t. Il l'igtiiail d'un algie d'or qu'llérode avait bit placer sur la por le principale du leniplc. Sur uu faut hruil de la mon du mi , une Iroupe de jeun» gena avaii briaé l'image profane il S'iiialkulLan il.: iUih.ï preLrea; Hérode les tll brider vifs. les., £. J., j,3t.