‹ Histoire secrète de l'Académie de Dijon de (1741 à 1770), composé et annotée par le président Richard de RuffeyChapitre 8 sur 50 · ullcy, Histoiri- di- 1 Académie · texte numérisé non relu

ullcy, Histoiri- di- 1 Académie

2. Nolos pour servir à l'Histoire socrèU', v. noir 2S. ;{. V. Ilisloirc secrète, p. V4.

4. Le .Mrrciirc dijonnuis, on .Imimnl ih's l'-réncinfiils (/ni se smil /(.issi's (/<• 1742 ;i IlSfl, principnli'incnl i-ii Htniniixjm' imI. (i. Diiuiay, l>iii>ii, ISS7), p. 100-1 10.

H. Reyislrcs do l'Acadéniio, 1, f. 70.

(jue Rufîey a tracé de Fromageot le fils est celui d'un original fort indépendant qui « cachait ses talents sous l'extérieur le plus négligé » et qu un « génie ardent portait au singulier et à l'extrême ». D'ailleurs, janséniste. C est dire que le paradoxe de Rousseau n'avait pas de quoi lui déplaire '.

Les autres académiciens n'en furent pas indignés non plus. « L'Académie », écrit RufFey, « se contenta de déclarer, dans son assemblée pul^lique où l'on fit la lecture de l'extrait de l'ouvrage couronné, qu'elle en adjugeait le prix aux talents supérieurs de l'auteur et au chef-d'œuvre d'éloquence qui lui était présenté, sans adopter ses sentiments, à l'exemple de plusieurs célèbres académies - ».

Gela n'était pas si mal jugé : Ruirey lui-même en convient. Mais une académie plus savante et plus amovu^euse des Arts eût été peut-être moins é([uitable... Rufîey va plus loin : il prétend qu' « aucun des juges du prix n'était capal^le d'apercevoir les paradoxes de Rousseau, de les développer et de prévoir les conséquences de leur jugement '^ ». Malheureuse académie, qui ne jiouvait échapper au soupçon d'hérésie qu'à la condition de passer pour niaise !

De fait, lors même ([ue l'on eut cessé d'incriminer ses intentions, on continua à la blâmer d'avoir, en un pareil sujet, proposé l'alternative. En vérité il était grand temps quelle sortît de ce marasme et connût enfin des jours prospères. C'est à préparer cet heureux changement que le président de Rutfey s'employa avec un zèle dont nous serions tentés de le louer davantage, s'il ne s'était lui-même tant loué.

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