‹ Histoire universelle (volume 2)Chapitre 167 sur 316 · Chapitre XXVII · texte numérisé non relu

Chapitre XXVII

De r Occident.

Sarragoce, par son exemple, ayant mis à néant non seulement les privilèges d'Arragon, mais tous autres de quelque endroit des Espagnes qu'ils fussent, le roi Philippes se vid absolu monarque depuis les Pirénées jusques à la mer, et, son esprit n'estant plus distrait aux affaires du dedans, il l'employa à celles du dehors, premièrement de la France, comme nous vous faisons voir en son lieu. Telles distractions facilitèrent l'affront que receut l'Espagne, tel que nous Talions déduire. C'est que la reine Élizabeth, se voyant paisible dans l'Irlande, fut induite par le comte d'Essex3 à faire voir ses forces aux Espagnols. Pour ce faire, elle mit ensemble seize de ses grands navires de guerre, quarante autres particuliers et cinquante navires marchands, chargez de vivres et de soldats. L'amiral

1. D'Aubigné ne mentionne pas une grande bataille qui fut livrée près de Fez, le 12 mai 1596, entre le fils aîné du roi de Maroc, Muley Scheick, et Muley Nasser, shérif. On conserve de ce combat une relation rédigée par un s. Pierre Traillant, un des officiers de Muley Hamed (f. fr., vol. 3603, f. 94).

2. La fin de l'alinéa et les trois alinéas suivants sont placés, dans l'édit. de 4620, dans le chapitre du Septentrion.

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