‹ Histoire universelle (volume 2)Chapitre 192 sur 316 · Pierre Panne d'Ypres · texte numérisé non relu

Pierre Panne d'Ypres

3. Melchior-van-den-Walle, valet du collège des Jésuites de Douai.

treprisc sans gesne, jure qu'il s'en estoit repenti, estant esloigné des Jésuites, promet, si on lui veut sauver la vie, d'en faire prendre; mais on ne laissa pas de le faire mourir d'une simple mort, et cela nous meine jusques au solstice de juin1.

Les Estats de Hollande commencèrent de ce temps à entreprendre sur les pais esloignez, équipèrent premièrement quatre navires, du voyage desquels vous avez un livre particulier, traitèrent principalement à Bentam, et, ayant commencé leur voyage au terme de ce livre, furent de retour l'an 1597; et, en celle dont nous traittons, ils en refirent jusques à huict. Et, pour chose nouvelle, leurs grands navires avoyent une robe de plomb, contre le mal que les vers font aux longs voyages ; une autre flotte encores sous Baltasar de Moucheron, duquel nous avons parlé; et cetui-là perdit un de ses navires en faisant un salve devant Calais. Une compagnie de marchands en dépescha cinq autres, qui prindrent la route du Brésil et du destroit de Magelan ; et encores au mesme printemps, Gleerhagen partit avec cinq autres2; tout cela reconnoissant pour général Moucheron. Vous verrez ce qui leur arriva au chapitre d'Occident. Plusieurs autres navires partirent en mesme temps, ce qui soit dit pour monstrer la puissance à laquelle, en peu de temps, parvindrent les Estats, pource que tous ces embarquemens ne se firent point à moins de deux millions d'or.

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