Probablement le Vigean (Vienne
2. Le s. du Ghesne est mentionné dans une lettre de Henri IV au duc de Ne vers, datée du 3 octobre 1591 (Lettres de Henri IV, t. III, p. 492).
3. Le s. de la Verrière, cousin germain du cardinal de Gondi, cité dans les Lettres de Henri IV (t. III, p. 587).
toient adjoints Lardière1 et Roussière-Turcot2 et quelques volontaires avec eux. Ceux-ci soustiennent le premier choc, qui estoit de la cavalerie de Machecou3, et Sévrie y engagea encor le reste, qui, pour cela s'estant rompu, ne pût soustenir la charge de La Boulaye, prit le désordre et puis la fuite. Bien prit aux gens de pied de Sévrie que le combat se passa à l'orée d'un grand bois, car ils en prirent le travers et les plus paresseux y demeurèrent, et La Boulaye s'en retourna maistre de la campagne, qui mourut peu de jours après, regretté en son pays, et tellement aimé que par quatre fois il a fait passer les rivières à cent vingt maistres poitevins.
Encor que le siège de la Flosselière fust après ce que nous avons à dire de Poictiers, j'en veux dépescher le bas Poictou. La garnison estoit de quatre-vingts hommes, qui, ayant donné peine de faire les aproches quatre jours, composèrent et laissèrent libre le pays.
Hormis des courses que faisoyent ceux de Rochefort, peu de temps auparavant assiégé par le prince de Conti, assisté d'Anvile, Mommoranci, Rochepot, Sainct-Luc, les gouverneurs de Poictou, plusieurs compagnies de gens d'armes, les régimens de Bois- Guérin4, Sainct-Georges 5 et quatre autres, tout cela
1. Le s. de la Lardière, serviteur fidèle du roi de Navarre, souvent cité dans les Lettres de Henri IV (t. VIII, passim).
2. Pierre Durcot, s. de la Roussière, gentilhomme d'Auvergne, gentilhomme ordinaire de la chambre du roi, gouverneur de Royan en 1620.