Les deux alinéas suivants manquent à l'édit. de
Le duc de Bouillon1, ayant envoyé à ceste assemblée pour lui prattiquer quelque résolution contre les menaces de la cour, eut pour réponse que, par la paix de Ghastelleraut, il avoit énervé toutes les vigueurs du parti, fermé les voyes à telles délibérations, comme on lui avoit prédit, quand il faisoit le mal. Durant ceste assemblée se prattiquèrent plusieurs ruses d'un costé et quelque fermeté de l'autre. Sur la fin, le duc leur fit un rude et absolu commandement de se séparer dans le lendemain midi sans les consentements, desquels il avoit le pouvoir en sa pochette, voulant, ainsi qu'on dit, r'apporter du pain au logis. Il adjousta au commandement menaces d'employer l'autorité et les forces du roi. Mais, sur le soir, quelquesuns de l'assemblée ayant catéchisé Préau2, gouverneur du lieu, Boisguérin3, le prévost de Poictou et autres desquels le duc se faisoit fort, ceux-là ayants donné promesse d'obéir à l'assemblée, le duc, voyant tout affermi contre ses menaces et quelques résolutions qui le faschoyent, demanda audiance au matin et là satisfit à quelques particuliers qu'il avoit offensez. Et pour conclusion tira de sa pochette les brevets du roi pour la confection des choses demandées et continuation des places de seureté.
De ce pas marche le mariage de l'infante et de l'archiduc, mais cela est des voisins.
La cour de parlement prit lors les affaires du
i. Henri de la Tour d'Auvergne, vicomte de Turenne, duc de Bouillon.