‹ Histoire universelle (volume 2)Chapitre 66 sur 316 · Le maréchal de Bircm · texte numérisé non relu

Le maréchal de Bircm

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par ceux de la religion pour cet effet, que la messe doit estre restablie aux villes et places où elle estoit auparavant cette dernière guerre. Et, quant aux lieux où le service de la religion réformée auroit esté remis par surprise, si on estime Poster sans sédition, il sera expédient de ce faire.

6. Pour ce qui concerne l'admission des officiers papistes à l'exercice de leurs charges es villes tenues par ceux de la religion, il a esté remis d'en aviser au retour les députez qui vont en cour, sinon qu'on voulust s'opposer à leur réception par quelques fautes notables qui seront en leurs personnes.

7. Pour tesmoigner de plus en plus l'affection que toutes les églises ont à l'entretien de l'union, qu'icelles ont jurée, rien ne sera fait, par aucune province, au préjudice du général; et ceux qui entreprendront quelque chose de leur mouvement particulier, soit en la poursuite de nos justes requestes et demandes des églises qu'autres affaires quelconques, en seront désavouez, comme déserteurs de ladite union.

8. Les provinces de Xainctonge, Aunix et gouvernement de la Rochelle, Angoumois et bas Poictou, Touraine, Anjou, le Maine, le Perche, Vandomois et Loudunois, faisans voir plus de facilité, par s'estre jointes ensemble pour en faire un seul conseil provincial, suivant le règlement qu'ils en ont dressé, leur avis a esté approuvé et confirmé le dernier de juin 1594.

Il estoit besoin, parmi tant d'autres excellentes affaires, que l'on seust comment le parti réformé avoit subsisté en une si grande mutation, et ce chapitre seul en raconte jusques au coin de la paix,

qu'obtiendront les refformez quand non seulement les provinces et les grands, mais les moindres chasteaux des liguez et encores les Espagnols auront fait leur accord. Nous ajoutons seulement que, le pas de cette première assemblée estant franchi, le roi, voyant qu'il n'y avoit plus d'apparence à sa protection et que mesme le titre, bien que ruineux aux réformez, en offensoit les catholiques, voulut que si après les assemblées obtinssent un brevet et eussent, pour principale occasion, l'élection de quelques députez en cour.

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