Sur quelques-uns de ces bons soldats, voir un article du
prétexte au mareschal de Roquelaure pour chasser du pays tous les Reformez, quoiqu'ils fussent sous la sauvegarde de la déclaration ; à Poyane, de raser le château de Berloc1 en Béarn; à ceux de Tartas, de chasser La Harie2, en mesme temps par nécessité et par récompense de leur quitter un mauvais château, naturellement assiégé par sa ville et incommodé par les habitans, sur ce que il n'estoit parlé en Testât des garnisons que du château de Tartas; l'aiant donc osté, il fut entièrement rasé. Je ne puis laisser arrière le Montde-Marsan, quoique la date en soit de quatre moys après3 : le marquis de Gastelnau, qui y commandoit, aiant levé les armes pour le party réformé, peu de jours après sa déclaration, par crainte et par recompense, rendit ceste place au vent de la venue du Roi. Le comte d'Orval print l'essor et sa retraite à Figeac et Gadenac. La Force en fit de mesme en son département4. Ceux de Montauban emploièrent Vignaux à prendre les bicoques qu'il put, pour remplir la ville de bleds, et en recouvrèrent quantité par la connivence des ducs de Bouillon et de Sully5.
Dr L. Couyba, le Combat de Granges (15 mars 1622), dans la Revue de l'Agenais, t. XXX (1903).
1. Bellocq, sur le chemin de Navarrenx à Dax, aujourd'hui cant. de Salies, arr. d'Orthez, Basses-Pyrénées. Le ms. porte en marge : « faudra bien savoir le nom de ce Berloc ».