‹ Histoire universelle (volume 3)Chapitre 184 sur 224 · Puységur, p. 20, ne parle que de huit canons ea batterie · texte numérisé non relu

Puységur, p. 20, ne parle que de huit canons ea batterie

mis en pièces, et le régimen des Gardes, qui donna le premier, franchit la bresche aisément; puis, suivi des autres, tout ce qui se trouva d'hommes, de femmes, de filles et d'enfans fut esgorgé; quelques femmes, aiant passé la rivière avec leurs enfants au cou, furent violées, puis assommées, des enfants mis au bout des piques. Ceux qui se sauvèrent dans le château capitulèrent à discrétion et furent tous pendus.

Le lendemain, comme on travailloit à tirer six ou sept cents corps morts, le feu mis par tout abrégea ceste peine1. Geste bicoque cousta au Roi quelques bons hommes, comme le baron d'Ëgully2, les capitaines Fontenai et Villeneuve, avec deux cens soldats.

Ce chapitre nous donnera encore Saint-Antonin, place située entre deux montagnes, assez bien fortifiée du costé du nord : du midi, moins que d'aucun, pour ce <jue, la rivière de Laveiron se pouvant oster ou rendre de nulle résistance par la rupture d'une chaussée de moulin, il ne restoit qu'une muraille sans fossé ni rampar. Les autres deux parts, veues en courtine, n'avoient que des tenailles et quelque ridotte, tout petit. Et avec tout ce vice, les contrescarpes estoient formées comme la terre a voit voulu tomber et non pas esplanées en glacis. Encores ce peuple ignorant, aiant gasté les chemins, ne sçavoit pas qu'il y avoit des pionniers pour les racoustrer et y faire marcher le canon. Il y avoit pour la défense de sept à huit cens hommes.

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