Le 15 octobre
3. « Qu'on ne doit point garder sa foy aux hérétiques » est une sentence que le concile de Constance, en 1414, aurait formulée à propos de Jean Huss. D'après la Déclaration des églises réformées, le jésuite Arnoux l'aurait rappelée à Louis XIII dans un conseil de conscience.
4. Au tome III de YHistoire universelle, 1. XV, chap. xv. « Les principaux affaires de ce costé-là vers nous estoyent les commandemens au nonce de prendre toutes occasions pour interpeller le Roi de tenir ses promesses du sacre et du mariage ; c'estoit pour procéder à l'extirpation des réformez. Pour à quoi travailler le duc de Florence presta le comte Botti, excellent homme d'affaires et auquel le nonce et l'ambassadeur d'Espagne devoyent prendre correspondance et se raporter... Ce fut de là qu'avint, quelques années après, la rude tragédie des Morisques, sur ce que les trois que nous avons spécifiez, joints à deux prélats de France, prirent un jour le Roi en mauvaise humeur et, l'ayant sollicité de l'extirpation, ce prince, se retournant vers Taxis, qui avoit pris la parole, lui dit assez rudement : « Faites que vostre maistre chasse de sa domination tant de « peuples qu'il souffre publiquement blasphémer le nom de « Jésus-Christ, et puis je chasserai les huguenots, qui l'ont en
touchant la harangue faite à Henri le Grand par l'ambassadeur d'Espagne, accompagné du nonce du Pape et du comte de Botti, et puis, comment, sur la réponse du Roi qui l'obligea à détruire les Reformez, qui confessoient Christ, quand l'Espagnol auroit extirpé les Morisques qui dans les Espagnes le blasphémoient publiquement. En après, l'Espagnol le prit au mot, dont suivit la guerre de Grenade. Et le mesme Arnoux conclud que Henri le Grand, aiant foulé aux pieds sa promesse réciproque et laissé en paix les hérétiques du royaume, avoit appelle sur soi la juste vengeance de Dieu. Là dessus les privilèges du Béarn furent brisez1, l'édit de réunion publié avec le changement du gouverneur2 et de la garnison de Navarreins.