Il y rentra le 7 novembre
4. Une déclaration royale du 22 octobre interdit cette assemblée.
commandée de se séparer et enfin criminalisée1. Quelques uns des grands du parti bien instruits des défauts qu'il y avoit, des défections qui se préparoient, des asseurances que le Roi avoit de la plus part des gouverneurs, ce que nous avons dit2...
Il est à propos de dire que le Roi, ayant mis ordre au peuple de Béarn un peu à la haste, et ce peuple ne pouvant endurer tant de mutations à la fois, mesme blessé de nouveau par la pronte exécution et sans forme de procez de ceux qui furent les premiers accusez, par une chambrière, d'une entreprise sur Navarreins, et de laquelle tous les prévenus furent après déclarez innocens par la cour de parlement de Pau et les prisonniers libérez; ce peuple, donc, ne pouvant voir de bon cœur Navarreins, leur ancienne seureté, commandée par la maison de Poyane3, qui leur avoit toujours esté ennemie, combien que les regimens de Picardie et de Champagne fussent en corps aux villes d'Oleron4 et de Sauveterre5 et qu'ils
1. Guillaudeau note dans son journal que, le 20 novembre, un huissier de la « court du Parlement de Paris, envoyé par M. le procureur général du Roy, apporta une déclaration vérifiée en la dite court... par laquelle ceux de l'assemblée sont déclarez criminels de lèse-majesté. » Les Mémoires de Ro/ian, t. I, p. 184, exposent les faits presque dans les mêmes termes : « Sa Majesté, premièrement, défend la tenue de ladite assemblée, puis en commande la séparation et pour la fin la criminalise. »
2. La phrase, interrompue par une longue digression, est reprise plus loin : « Ceux, dis-je, d'entre les grands qui se préparoient à en porter le fardeau, etc. »
3. Le roi avait donné le gouvernement de Navarrenx à Bernard de Baylens, seigneur de Poyanne. Voir chap. i, fin.