‹ Histoire universelle (volume 3)Chapitre 75 sur 224 · La Baise divise la ville en grand et petit Nérac · texte numérisé non relu

La Baise divise la ville en grand et petit Nérac

5. Cf. Mémoires de Vignoles : « Ce fut à lui (Vignoles) à se mettre en état de les recevoir et non plus de les approcher. »

blesse qui l'assistoit. Il fit aussi part de ce logis au comte de Suze1, lequel lui amena 500 hommes de pied, comme aussi à plusieurs gentilshommes qui lui arrivèrent assez à propos.

Les assiégez, aians tenu conseil pour l'arrivée de leur secours, le mirent en besongne le lendemain et disposèrent une sortie en Testât que nous vous dirons.

Premièrement, ils placèrent hors leur contrescarpe sur la main droite un bataillon de 250 piques, et partagèrent bien autant de mousquetaires en quatre pelotons chacun de cinquante, et soixante autres desbandez, à la teste. Ceux-là, les premiers en ordre, donnèrent loisir de faire presque la mesme chose à main gauche. Au milieu et un peu plus arrière, y avoit quelque 200 hommes, qui n'eurent pas loisir de se former que les deux testes allèrent au combat.

Les chefs qui furent reveillez de ce mommon2 le trouvèrent assez rude à couvrir, voiant qu'on marchoit à eux non point en ordre de sortie ordinaire, mais de bataille. Le bataillon de droite donna à Piémont, que nous avons logé à gauche. Ces vieux soldats et capitaines, bien résolus et encore mieux retranchez, receurent ceste partie en gens de mestier, notamment Blagnac3 qui commandoit à ceste teste. Ceux de ville qui croisèrent leurs piques courageusement du premier coup, et pourtant avoient reconu le fossé, ne laissèrent pas de prendre haleine et de redonner une

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