‹ Histoire universelle (volume 5)Chapitre 105 sur 317 · LIVRE QUATORZIÈME, CHAP. XXI · texte numérisé non relu

LIVRE QUATORZIÈME, CHAP. XXI

dès la fin du mois, n'y ayant pas moyen, meraiement cette année-là, d'agir plustost à cause des neiges. Il falut, à passer le mont Genèvre*, employer le commencement de septembre^, comme aussi à conjoindre les forces séparées.

L'armée', s'estant veuë en gros à Sezanne^, se partagea pour trois entreprises qui estoyent sur le bureau; Tune sur PigneroP, l'autre sur la Pérouse et l'autre pour Suze^. Des trois ne succéda que celle de la Pérouse, emportée par l'escalade d'entre le samedi et le dimanche vingt-septiesme^; les eschelles posées à minuict par un endroit bien reconnu et mal gardé. Quant à Pignerol, de plusieurs eschelles qu'on y porta, il n'en fut présenté que deux au chasteau, dont l'une fut trouvée trop courte, l'autre renversée avec perte de deux bons soldats. Le chasteau est tellement eslevé sur la ville et logé en une roche si précipiteuse que, par la force et meurtrier commandement sur toutes les rues, il falut quitter tout et non sans perte. Ceux qui donnoyent à Suze, trou vans les

furent faits au mois d'août 1592 et non en Tannée 1597 (De Thou, Uv. cm).

i. Le mont et col de Genèvre se trouvent dans les Alpes cottiennes, en face de Briançon.

2. Lesdiguiôres n'arriva dans la ville de Briançon que le 24 septembre et franchit immédiatement les Alpes ; les premiers jours de septembre ne furent donc employés qu'aux préparatifs du passage de l'armée efifectué après le 24 septembre 1592.

Page 1