La fin de l'alinéa manque à Tédit. de
1597] UVRE QUATOBZlàMfi, GUAP« XXIV. 499
déduisant comment, lors qu'il y avoit à Paris une assemblée de doctes que le duc de Bouillon y entreteooit pour défendre la créance de Madame^ il y arriva un homme de bonne marque, qui se nommoit Brocarde Baronio^, neveu du cardinal^ de mesme nom. On lui donna pour conmiissaires à Touïr un gentilhomme avec le ministre Fuger. Il leur conta comment, estant esdiolier à Padouë, il avoit mis le nez en Tinstitution de Calvin, où, sentant qu'il prenoit trop de goust pour ses affaires temporelles pour estouffer ses pensées, il hasta son retour à Rome. Aussitost, par la faveur de son oncle, il fut mis de la compagnie qu'on appelle Propagation de la fe. Ce terme estant nouveau aux auditeurs, il leur expliqua que c'estoit une compagnie de vingt-deux conseillers, onze fournis par divers princes; les autres furent appelez par lui Pap» manàpia. 11 ftit choisi avec sept de cette troupe pour aider au procez du petit capussin, tant renommé au conmiencement pour ses sermons et saincteté de vie à Rome, et depuis pour avoir maintenu au pape, en face, qu'il estoit l'antéchrist. La vie, les responses et le mespris de la mort de cet homme, un autre prisonnier de trois ans et trois Ânglois, qui peu auparavant estoyent morts, deux de nuict et le troisiesme promené sur un âne par les rues de Rome et consommé par six torches en feu avec des propos esmerveillables. Tels exemples avoyent trouvé du feu sous les cendres de Padouë et les condamnez avoyent fait