‹ Histoire universelle (volume 5)Chapitre 160 sur 317 · LIVRE QUATORZIÈME, CHÀP. XXYI. S · texte numérisé non relu

LIVRE QUATORZIÈME, CHÀP. XXYI. S

les autres disoyeot que c'estoit imprudence et bassesse, que la pantoijdle par là se descrotoit sur les fleurs de lis et que cet orgueil donnoit au pape la souveraineté gagnée, ne pouvant ce nom de souverain convenir aux princes qui reconnoissent quelque authorité entre leur teste et le ciel.

Et mesmes quelques-uns alléguoyent une histoire d*un roi d'Angleterre ^ qui, pour la mort du cordelier Thomas^, estant allé demander pénitence à Rome, le pape^ le fit deschausser et fouetter nud par les moines de la secte du mort^.

Clément laissa dire ce qu'on vouloit, fit ce qui lui estoit avantageux et puis s'entremit^ de la paix des deux rois à Vervins^, quoi qu'il sentit le roi d'Espagne mal content de lui pour s'estre fait arbitre et avoir quitté par crainte Testât de partisan espagnol.

Des forces que le pape avoit amassées pour la guerre de Ferrare, les meilleurs hommes se donnèrent à divers embarquemens que faisoit tant la milice du duc de Florence à la Galinare qu'autres capitaines à Messine pour les entreprises, desquelles vous verrez le succez au livre suivant.

Quant aux autres affaires de l'Afrique, je ne m'ex-

Page 1