‹ Histoire universelle (volume 5)Chapitre 21 sur 317 · Auzances (Creuse), Ghenres (Vienne · texte numérisé non relu

Auzances (Creuse), Ghenres (Vienne

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SâÎQcMjelais, avec quatre-vingts salades, Gboupes, avec soixante et les arquebusiers à cheval, estoyeal logez au-devant de lui. Ceux de Poictiers ayans esquivé tous ces logemens, vindrent fondre une heure après minuict dans Gherve, tuent les sentinelles, passent sur le ventre aux corps de garde, qui avoyent eu honte de faire barricades au quartier d'un général, enfoncent le logis de Blalicorne, qui se sauva en une maison noble hors de feu avec vingt de ses gardes et quelques gentilshommes de marque, qui, par prévoyance, y avoyent demandé logis. Tout fut pillé, horsmis cette maison, et lé corps de garde de Hautefoye, qui seul avoit barrique et gardé son devoir. Le meurtre fut moindre que la honte et la joye qu'en eurent ceux de Poictiers.

Sur le temps de la deffaite du vicomte, lui et Gluseau avoyent envoyé un homme au roi pour lui vendre la ville; ce que je sai, pource que le messager et Taffaire lurent mis entre mes mains. Chacun de ces deux prètendoit divers mescontentement ; mais le premier surtout, les affronts qu'avoit receu son beau-père Bois- Séguin quand les habitans se saisirent de lui, et en sa présence rasèrent le chasteau. Ce qu'ayant dissimulé, il n'avoit tenu qu'à sa deflbite, que contre son devoir il n'amenast cette ville au sien. La souvenance de ces choses, quelque essay des nécessitez par les blocus, et d'ailleurs se voyans seuls en leur province, il ne manquoit qu'une commodité de traiter qu'ils désiroyent depuis un an. Saincte-Harthe^ et les autres

1. Gaucher, dit Bcévole de Sainte-Marthe, contrôleur général des finances en Poitou, président des trésoriers de France, né le 2 février 1536, mort le 29 mars 1623.

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réfugiez leur ayant ouvert ce moyen, le traité fut oonclud et ils se mirent es mains du roi au conamencement de juillet ^

Cette ^ ville ne doit plus paroistre sur la scène de la guerre, car, elle ayant fait sa composition, il n'y eut plus de trouble en la province qu'un voyage par Parabelle, lieutenant de roi, pair la mort de Sainct-Gelais et de La Boulaye. G'estoit pour les isles de Rié^, où le peuple, souslevé par Faide de quelques compagnies de Nantes, présenta le combat aux troupes du roi, qui le refusèrent. Mais celui qui les commandoit, les ayant ralliées, attaqua le principal retranchement des liguez, et, Fayant emporté, tout le reste du Poictou se ploya à Tobéyssance.

En mesme mois, et le roi estant devant Laon, se firent et conclurent le traité du Chasteau-Tierri* et de tous ceux que nous avons dit jusques à la fin de Tannée, qui acheva par celui du duc de Guise et de la ville de Rheins ^.

i. Soumission de Poitiers à Henri IV, 16 juin 1594. La déclaration du roi sur la réduction de cette ville, donnée à Paris, est datée du mois de juillet. Elle est conservée dans le f. fr., vol. 3990, f. 132. Elle fut enregistrée au Parlement le 4 juillet.

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