Ce fait est certifié par Pierre Matthieu
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priooesse, bien que saos raison. Avant partir de Fraoce, elle aida à composer de grandes plaintes des réformez sur le retranchement de Tédict à Nantes, et encor sur les inexécutions de ce qui estoit promis^. Les^ réformez estoyent, en attendant, assemblez à Gbastelleraut pour se plaindre des inexécutions, sous prétexte de dianger les députez généraux en cour. Là se trouva le duc de Suilli et avec lui Parabère, et encor y fit-on dresser plusieurs pensionnaires réformez. Les deux premiers pensoyent que Tun ou l'autre pré»deroyent à ceste assemblée, par le privilège que leur donnoit l'assemblée de Saincte-Foi, portant que les ducs, gouverneurs et lieutenants de roi y auroient voix délibérative, sans autre élection. L'assemblée, pour éviter cela, changea la coustume et l'article, eslisant un président avant l'examen des lettres d'envois et pouvoirs. Et là dessus, envoyèrent au duc de Suilli la pluspart de l'assemblée, et par un gentil homme de la maison du roi prièrent le duc de les laisser en leur liberté; ce que lui receut doucement. Mais Parabère répliqua à un Pui Michel, portant la défense en termes plus durs, que sa qualité lui donnoit séance par l'article de Saincte-Foi. Le Provençal respondit : c Nous avons cassé l'article en vostre considération. »
1. Le contrat de mariage du duc de Bar et de Catherine de Bourbon fut signé le 5 août 1598 (Lettres de Henri IV, t. Vin, p; 715). On trouve une copie de cette pièce dans le vol. 2749, f. 225 du fonds français. Le mariage fut célébré le 27 janvier et le 2 février 1599, suivant la religion différente des deux époux (Mémoires de la Force, 1. 1, p. 119 et 304). En môme temps le roi accorda à sa sœur le titre de fille de France (Copie de la déclaration du roi; f. fr., vol. 2746, f. 348).