LIVRE QUINZIÈME, GHÀP. XIV
désira que La Fia fut pris, et en fîit parlé en ces termes : c Que devant estre jugée une fille desbau-* diée, la maquerelle ne doit point estre sans punition. > G'estoit pour avoir trouvé le délateur, non seulement comme complice, mais inventeur, premier autheur et solliciteur de tout.
Gomme on vouloit dresser Feschafaud en Grève, quelques craintes firent remettre l'exécution dans la Bastilles à quoi on donna pour couleur le respect des parenS) comme y ayant plus d'ignominie aux lieux les plus publics. Son arrest luy ayant esté prononcé, on lui donne des docteurs, qu'il repoussa rudement : c Qu'on me laisse en paix, > dit-il, c c'est à moi de penser à mon âme; j'ai veu cette nuict les cieux ouverts et mes gardes m'ont ouy rire en dormant. > Les autres particularitez, déduites trop expressément par ceux qui en ont escrit, ne furent que tesmoignages d'un esprit irrésolu, recommandations à ses amis, requestes de vengeance sur La Fin, desdiarge du comte d'Auvergne et de ses serviteurs; tousjours interrompant la lecture du dicton de protestations d'innocence, criant contre l'ingratitude et l'injustice. Ses confesseurs, sur la fin, Itii ayans protesté qu'il alloit promptement voir Dieu en face, il s'osta plusieurs fois le bandeau qu'il se mettoit lui mesme, conune ayant impetré de n'estre point lié. Ge fut
29 juillet 1602, est publié dans les Pièces justificatives du Journal de UEstoile, Règne de Henri IV, 1744, t. IV, p. 532.
1. L'arrêt rendu contre le maréchal de Biron portait que Tezécution aurait lieu en place de Grève. Le roi en modifia la teneur en ordonnant que la tète du maréchal serait tranchée dans la cour de la Bastille.
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escrites de ^^^^^t^ auxquels je me suis engagé,
avec TEsp /^/^>^/ te comte d'Auverçne, quelque
avertisse ^^r'/^'J^delot^ se fut donné à lui et lui
moyen' ^ 'J^l^secve\&, il en avint comme du duc de
tente /^^p^nirtant le comte fut pris par les che-
nu^ Jîr 5 ^^ ^^^ comme nous avons dit. Relasché
I J^pcisoa et compris aux accusations de La Fin,
jf^^^vé coulpable avec le mareschal de Biron.
if'L i^pect du sang de Valois et les pleurs de la
^^oise de Verneuil, sa sœur de mère*, firent qu'il
^^^odanmé seulement à la prison de la Bastille,
tant qu'il plairoit au roi^.