Branqueter, rançonner
UVRB QUIKZIÈIIS, OHAP. XIX. 434
mans se reaaentiroyeot de tds outrages^ il BMostra uoe vache» disaot : c Autant qijie cette beste. > En hyvernaDt comme nous avons dit, ils redoublèrent leurs cruautez, pendirent les paysans par les parties honteuses; ils en embrodièrent et en rostirent trois; ils violèrent plusieurs filles à la veue des mères, plu* sieurs femmes à la veue des maris, quelquesfois sur les corps morts de ceux qui s'escrioyent à un tel spectacle; tuoyent les mères qui n'aidoyent pas à leurs vilenies; arrachoyent les enfans du ventre des mères et puis les y foisoyent r'entrer, tuant Tun par l'autre; violant à tour de rôle toutes les religieuses d'une abbaye^ et puis les faisoyent mourir.
Toutes ces inhumanitez, tirées par abbrégé des his* toires du Pays-Bas, abbruvèrent tous les grands d'Alemagne. L'arcbevesque de Coulongne, qui estoit le plus près, en demanda l'avis au lantgrave de Hessen^, selon lequel les six électeurs escrivirent à l'empereur, lui et eux à l'archiduc Albert^ en revenant d'Espagne. Toute la responae ne sentit rien que le mespris des Alemans. L'empereur dépescha un mandement à l'amirant, avec une grande narration de ce que portoyent les mémoires, concluant par mandemens de
1. Le monastôre de Schlenhorst. Les excès reprochés aux Espagnols furent consignés dans divers mémoires présentés à Tempereur. Voyez de Thou, liv. CXXI.
2. La lettre de Tëlecteur de Cologne au landgrave de Hesse est datée du 9 déc. 1598.
3. L'électeur de Gologne'avait écrit à l'empereur, relativement à ces dévastations, le 12 décembre 1598. Sur la fin de ce mois, Tempereur, dont les instructions du 24 octobre, des 14, 19 et 29 novembre avaient été violées, adressa à Tarchiduc Albert de vives remontrances (De Thou, liv. CXXI).
433 HISTOIRE UNIYERglLLE.
restituer ce qm se pouvoit et grandes menaees contre la continuation. Cette pièce fut suivie de lettres aux Estais généraux.
Tout cela noienreilleusement mesprisé, rassemblée de Goulongne^, de laquelle nous avons parlé, convie les Allemands à scanner au commencement de Tan 1599 et à se trouver à une autre assemblée, en la ville de Confluence*, au commencement de mars^. L'amirant y envoya un député avec des excuses ridir cules, sur la fin sentans les menaces, le mespris de tous ceux qui avoient esté outragez et de ceux qui s'en vouloyent ressentir.
Le cardinal André, qui estoit demeuré gouverneur du Pa!s-Bas en l'absence de l'archiduc, se voulut aussi justifier par lettres, auxquelles l'évesque de Mayance^ respondit que la restitution des choses passées, comme elle se pouvoit faire, empescheroit plus grand mal à l'avenir. Et puis les Espagnols demandèrent que les Estats quittassent les premiers ce qu'ils occupoyent sur les limites de l'Empire, comme Tholuis et Graven- Werth. De quoi l'assemblée escrivit aux Estats et eurent pour response que tout ce qu'ils avoyent sur l'Empire, et qu'ils n'avoyent occupé que pour l'empescher aux Espagnols, seroit rendu aussitost que les Espagnols quitteroyent ce qu'ils avoyent occupé. Et, comme on les pressa de commencer, ils s'excusèrent
i. La diète de Cologne avait été convoquée pour le mois de janvier 1599.