Prise d'Ardres par les Espagnols, 23 mai
4. D'après de Thou, il n'y eut pas de jugement prononcé contre lui. Le roi se contenta de lui enlever le gouvernement de la province de Picardie (De Thou, liv. CXVI).
mesmes quelque temps après que le roi eut assemblé une manière d'Ëstats en Picardie. En cette jurisdiction, le comte fut condamné absent, et quelques gentilshommes et capitaines, convaincus des espouventemens que nous avons notez, y furent exécutez à mort. C'est pourquoi les Espagnols ont escrit que les Françoys vouloyent contrefaire leur sévérité.
Plusieurs capitaines de l'armée vouloyent retourner sur leurs pas pour Gorbie^ ou pour Amiens, mais Rosne leur monstra des lettres de quelques proches ofificiers du roi, par lesquelles il avoit esté averti du secours de Dourlans; et eut moyen de faire tenir l'armée preste, comme il y parut par les mesmes lettres. Il avoit esté instruit comment le roi ayant envoyé La Noue* et La Valière^ reconnoistre toutes les frontières de Picardie, ils les avoyent toutes fort mesprisées. Et, comme on débatoit contre eux pour Calais^, ils l'avoyent mise à douze jours de siège et non plus. Il l'emporta donc et mena l'armée à Calais, garnie en ville, qui n'attendoit rien de cela. Rosne ^ fît ses approdies sans espargner ni la despense ni les