‹ Histoire universelleChapitre 154 sur 332 · LIVRE SECOND, CHAP. VII · texte numérisé non relu

LIVRE SECOND, CHAP. VII

la campagne, fut appelle au secours du Daulphiné, où Adémard de Poitiers et Ponce de Montlor avoyent rudement renvoyé les pèlerins des archeveschez de Lvon et de Vienne.

N'y ayant moyen de fournir à tant de besongnes, Adémar et Ponce furent enjôlez, et le légat Bonaventure le cageola de telle façon que ce jeune homme, aussi variable que les pères, donna son chasteau de Foix au légat et s'en court à Rome, d'où il revint aussi fat que les autres. La mesme imposture ramena le vieil comte Raymond à Rome. Son fils, qui blasmoit le père, print le mesme chemin, et puis les uns et les autres s'en revindrent désespérés.

Les revoilà aux armes. Le jeune comte4 de Thoulouze print la ville de Beaucaire d'emblée et le chasteau par siège. Cependant, le comte Simon ayant sçeu l'inclination des Thoulouzans et les promesses faictes à leur seigneur quand il les avoit quittez, s'avança pour piller la ville2. L'évesque les ayant priés d'aller au devant du comte, il fit garotter ceux qui avoyent faict la harangue, et les premiers; de quoi les derniers s'apercevans, recoururent en la ville, où le peuple se sousleva. Mais enfin, par le moyen du chasteau Narbonnois, qui servoit de citadelle, et par les suasions de l'évesque, le peuple se désarma, et lors fut traicté à discrétion, et Thoulouse achevée d'estre rasée3.

L'an 1215, suivant le résultat d'un concile tenu à

1. Raymond VII, fils unique de Raymond VI et de Jeanne d'Angleterre, né en juillet 1197, succéda à son père en 1222, et mourut Le 27 septembre 1249.

leptembre 1216.

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