LIVRE SECOND, GHAP. VII
il fil brusler vif un diacre1 et ceux qui avec lui voulurent maintenir leur religion. D'autre costé, le comte Raymond prit Castel-Sarazin2.
Beaujeu ayant receu les croisez et les pèlerins que menèrent les archevesques de Bourges, Aux et Bordeaux, avec les évesques de leur primatie, ceste grande armée alla droit assiéger Thoulouze3. Le jeune comte, ayant receu une trêve, se laissa amener, sur la foi de plusieurs serments et promesses, pour parler à la reine à Meaux4, là où la foi lui fut ouvertement faussée, et lui prisonnier; et, en ceste prison, composa aux plus misérables articles et conditions que Ton sçauroit imaginer.
Il n'y eut nulle condition ruineuse en ce qui touche la conscience, l'honneur, la vie et les biens de ceux qui avoyent fait guerre, qui ne fust acceptée par le comte prisonnier, et lui obligé à l'exécution et à la destruction de ce qu'il avoit eu de fidèle et d'ami5.
Pour authoriser ces choses se fit un concile à Thoulouze6 l'an 1 2$9, où l'article septième porte ces mots :