‹ Histoire universelleChapitre 172 sur 332 · LIVRE SECOND, CHAP. X · texte numérisé non relu

LIVRE SECOND, CHAP. X

Claidon et Richard Turmine. Et, de ce temps-là, 36 autres de qui ils n'ont peu recouvrer les noms, cela en la grand'Bretagne, à Smythfiled. Tost après, ils cottent Jean Hus et Hiérosmede Prague, Bohémiens.

De ceux là, il y a long traicté à part pour leurs disputes1. Il y a du dernier que, voyant le bourreau mettre le feu par derrière, il lui dit : « Approche et « mets le feu par devant; si je l'eusse redouté, je ne « fusse pas venu en ce lieu. »

Leur mort, tost imitée en Alemagne par Henri Grunfelder, Henri Gadgeber, prestres, Jean Draendorp et Pierre Tora, comme aussi et de mesme siècle, en Angleterre, par Jean Oldcastel2, chevalier, seigneur de Goban, Jean Burvi, Guillaume Tailor, Guillaume White, Richard Hovenden, Thomas Bugle, Paul Cravu. En France par Catherine Saube, à Montpellier par Thomas Redon, carme en Bretagne. Suivent d'Angleterre Rogier Dulé, la dame d'Yonge, Thomas Norys, lequel, de la prison de Norvits, fut mené pieds nus sur des espines semées jusques au lieu du supplice, avec lui un prestre de mesme nom; Thomas de Bongay à Morwic, aussi Pop d'Haye, lesquels chantèrent le symbole jusques au milieu des flammes, et un nommé Pecus, prestre, qui faisoit manger ses hosties à un petit chien. Gomme on lioit le chien pour estre bruslé avec lui, il demanda qu'on arrestast le supplice, jusques à ce que le chien fust interrogué et pressé de se desdire comme lui. Nous y adjousterons Richard Hun3, encores qu'il entre dans l'autre siècle, estranglé en

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