Voir Grespin, p. 92 et suiv
4. Cet alinéa et le suivant sont très abrégés dans l'édition de 1616 : « L'an 28, George Scherer, Pierre Flisted et Adolphe Clarebach, M. Henri Flamen, qui chanta aussi le Te Deum, moururent eu même pays. Et en France, Denis de Rieux, de Meaux... »
« de charger et porter sur tes épaules, jusques au lieu « du supplice, ce faix de sarments, en signe que, dans « peu d'heures, tu seras bruslé tout vif. » Ce bon personnage, après quelques révérences, fit répétition de sa foi, puis, embrassant ce fagot de sarments, posé à ses pieds, et, le baisant, dit tout haut : « 0 bois « agréable, brusle-moi et me délivre de ce monde. »
En mesrne temps, en France, nous avons Denis de Rieux, de Meaux, bruslé à petit feu, et Estienne Renier, docteur en théologie à Vienne.
L'an d'après, moururent à Paris Louis de Rerquin et Guillaume de Schwole, à Matines.
En l'an 30, Patrice Hamilton, gentilhomme escossois qui, à la mort, effraya Alexandre Gambel, jacopin, dont il mourut insensé, Thomas Hiten et Thomas Bilney, Anglois , qui , la veille de sa mort , essaya à la chandelle comment il pourroit supporter le feu, dont ayant retiré son doigt à la première fois, il le remit et le fist brusler entièrement.
L'an 32, George Raynam, qui embrassa et baisa les fagots; puis, le feu ayant fait fondre la cervelle et descendre par les nazeaux, il l'essuya de ses deux mains liées et parla encores au peuple après. Le mesme an eut Richard Raifield, en Angleterre, et Jean Gaturce, de Languedoc, à Thoulouze.
Celui d'après, Alexandre Ganus, de Normandie, qui, vestu d'une robbe de couleur, remercia Dieu de porter la livrée de Christ, quand il fut condamné ; Jean Pointet, de Savoye, bruslé vif à Paris; Jean Thrith, Anglois, à Londres, qui, après longues et doctes disputes, fit à la mort comme Raynam et fut suivi d'André Huet, Anglois aussi.