‹ Histoire universelleChapitre 223 sur 332 · LIVRE SECOND, CHAP. XVI · texte numérisé non relu

LIVRE SECOND, CHAP. XVI

sonnière et depuis bruslée, lui ayant reproché par une fenestre que ses fuittes sentoyent le regnard du monde, et non l'agneau de Christ, il prit dès lors toutes longueurs à contre-cœur, réforme sa confession, la rendit plus claire et plus franche, fut dégradé de ses ordres de prestrise. Sur quoi, entr'autres propos, il dit qu'il « n'a voit plus le signe de la beste, ni marque aucune « de l'Antéchrist. » De là à trois jours, il est condamné à mort, mené1 chantant tout bas le psal. 1 30, exécuté, estranglé et puis bruslé à S. Jean en Grève2. Les reproches qu'il fit à ses juges, qu'ils n'estoyent plus juges, mais bourreaux, qui travailloyent sur la sentence d' autrui, et les autres discours se peuvent lire au livre exprès pour ces choses3. Je n'en dirai plus que le dernier propos de sa bouche, qui fut : « Ne me laisse, Seigneur, de peur que je ne te laisse. » Ceci4 soit adjousté au roolle précédent pour toucher plus expressément ce qui altéra Testât du royaume. La Porte et de Foix5 firent quelque satisfaction à la Chambre ; du Faur6 condamné à l'amende honorable,

Grand'Gaille, d'où le surnom de la dame de la Caille. Elle fut brûlée sur la place Maubert, le 19 août 1559.

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