‹ Histoire universelleChapitre 292 sur 332 · LIVRE SECOND, CHAP. XXVIH · texte numérisé non relu

LIVRE SECOND, CHAP. XXVIH

forme d'approbation. Il avoit voulu auparavant souslever l'Allemagne sous la querelle de Metz, Thoul et Verdun 4 , alléguant la foiblesse de France espuisée de tous moyens, comme il apparoissoit par la reddition de plus de cent places par la paix. Mais il avoit trouvé les Allemans disposés au contraire, à leur repos et seureté, à tourner leurs despences et forces vers le Turc et vers le Moscovite, qui faisoient de grands progrès en Livonie, si bien que les commissaires de ceste paix n'eurent point de peine à la faire exécuter à Marienbourg, Thionville, Yvoi et Monmedi.

Toute l'Allemagne estoit en attente quels seroyent les fruicts du concile de Poissi. Ce n'estoyent que lettres du Roy de Navarre au comte Palatin 2, de lui au duc de Wirtemberg3 et Lantgrave de Hesse, se convians les uns les autres à espérer quelque correction en l'Église romaine4. Mais, d'autre costé, les deux frères lorrains donnèrent un rendez-vous au duc de Wirtemberg, qui amena avec soy Jean Brence5 et

1. Metz, Toul et Verdun, pris en 1557, avaient été laissés à la France par le traité de Gateau-Gambrésis.

2. Wolfgang-Guillaunie de Bavière, comte palatin, duc de Deux- Ponts, prince protestant, allié des réformés français, mort le

11 juin 1569. Le Laboureur lui a consacré une notice (Mémoires de Castelnau, 1731, t. II, p. 673).

Page 1