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LIVRE PREMIER, CHAP. IX

secoué le joug des Florentins et Espagnols, et depuis avoyent attiré les forces françoises, qui là secoururent à propos à la grande entreprise du marquis de Marignan1. En suite de cela, les François assiégèrent sous Strossi2 Civitelle en vain 3, prindrent Fossan par force, et depuis ledit Strossi deffaict là auprès le % d'aoust 15544. Les Florentins regagnèrent Fossan, et, ayans

dant des anciens ducs de Milan, était lieutenant du roi en Siennois. Au siège de Givitella, il eut un cheval tué sous lui et fut fait prisonnier par Alexandre Pologier (1554; de Thou, t. II, p. 281). Son frère aîné, le comte de Santa-Fiore, capitaine florentin, lui persuada de s'attacher au service de Gosme Ier (Ghaz. de Nantigny, Généal. hist., t. II, p. 227).

1. Jean-Jacques Medicino, marquis de Marignan, frère du pape Pie IV, aventurier italien, capitaine au service de l'empereur, mort à Milan, le 8 novembre 1555 (Ghaz. de Nantigny, Généal. hist., t. II, p. 234).

2. Pierre Strozzi, né en 1500, parent de Gatherine de Médicis, vint en France en 1536, et devint colonel général de l'infanterie italienne (1547). En 1554, il fut nommé lieutenant de roi à Sienne (ses pouvoirs sont conservés dans le f. fr., vol. 3143, f. 21). Il fut sur sa demande remplacé par Biaise de Monluc (les pouvoirs de Monluc sont conservés dans la coll. Glairembault, vol. 293, f. 393). Brantôme a parlé avec éloges des talents militaires de Strozzi (t. II, p. 239). Il possédait une instruction rare et avait traduit en grec les Commentaires de César. Il fut tué le 20 juin 1558, dans la tranchée, au siège de Thionville.

3. Le siège de Givitella et la prise de Fossano par Pierre Siro.//,i sont racontés par de Thou (t. II, p. 231).

4. Strozzi fut battu à Marciano le 2 août 1554, par le marquis de Marignan. Du Villars dit que le lieutenant du comte de Mirandole trahit l'armée française [Mémoires, édit. Buchon, p. 647). On conserve dans la collection Dupuy (vol. 500, f. 34) un important récit inédit de cette bataille qui contient une apologie de la conduite de Strozzi. Cf. la lettre du marquis de Marignan à Charles-Quinl [Épistres des princes do Ruscelli, fcrad. par Belleforest, 1572, 1". 163) et celles dos cardinaux Farnèse et du Bellay (f. fr., v.,1. 20442, f. 13, et 20447, f. 141).

nettoyé le Siénois des bicocques qui favorisoyent la capitale, elle1 fut assiégée parle marquis de Marignan 2 et rendue sous articles fort avantageux3. Les partisans de France se retirèrent à Montalcino4. De cette marée, le marquis emporta Sateano et Portohercole5, quoi que bien défendu et secouru, place importante, et qui correspondoitaux affaires de Corse, où Thermes6 avoit pris Saint Florent et Boniface7, laissé Jordan Ursino qui y commandoit pour le roi.

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