‹ Histoire universelleChapitre 94 sur 332 · LIVRE PREMIER, CHAP. XVI · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER, CHAP. XVI

par ses portions qu'il n'avoit enfans légitimes que les Espagnols et les Portugais. C'est ce qui a donné occasion à ces deux nations de traicter les autres comme ennemis, non seulement quand ils lerrissoyent deçà mais aussi delà la ligne. Deçà les Espagnols ayans fait leur domaine du Pérou, fortifièrent Nombre de Dios1 avec les isles Cuba et S. Domingo, et en la mer de Su2, au delà du destroit, qui dure 30 lieues, Panama. Les Portugais, sous l'authorité de Jean III, partagèrent la coste du Brésil en 8 gouvernements, Tamaraca, Farnembourg, la Baye de tous les Saincts, la Baye dos Ilheos, port asseuré, le S. Esprit, la rivière de Genèvre et S. Vincent. Au bout de l'Amérique, qui est le plus près du Ganope, est le destroit de Magellan, premièrement recogneu par Vasco Nunès3 en l'an 1513, puis à bon escient traversé par Magellan sept ans après ; et pourtant ce destroit n'a porté le nom de l'inventeur. Coulon fut celui qui courut plus diligemment la mer de Zur, et sur la foi duquel les Espagnols se partagèrent et se le rendirent paisible par leur dernière victoire sur Mango Gapa Pachuti, Yuppangne, fils de Mango Inga, frère d'Artabalipa , pour voir la mort duquel et ensemble l'histoire de Moteczuma4, je renvoyé mon

1. Nombre de Dios, ville du Mexique, au nord de l'isthme de Panama.

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